L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada
On parle de réaménagement des effectifs lorsque les services d’un·e ou de plusieurs employé·es nommés pour une durée indéterminée ne sont plus nécessaires. L'Institut est là pour veiller à ce que la procédure soit respectée et que nos membres soient pleinement soutenus.

Les délégué·es syndicaux de l’IPFPC sont les premières personnes-ressources des membres lorsqu’ils/elles sont confrontés à des situations de RE. Des ressources sont disponibles ci-dessous pour vous aider à en savoir plus sur le RE et sur les moyens de soutenir les membres.

Organigramme et FAQ

Pour plus d’informations sur la manière de gérer les différentes situations de RE, consultez ou téléchargez l’organigramme du RE et consultez les FAQ sur notre site Web, qui contiennent des informations sur : 

Si les membres ont des questions propres à leur ministère, ils/elles peuvent s’adresser à leur équipe de consultation nationale pour obtenir plus de détails. Les membres peuvent également demander à leur employeur de leur communiquer toutes les dates pertinentes concernant le RE dans leur ministère.

Regarder les webinaires passés

Les enregistrements des webinaires précédents sur le RE sont disponibles sur les pages Web ci-dessous ou sur notre chaîne YouTube. Enregistrements des webinaires : 

Restez à l’affût des prochains webinaires sur le RE et inscrivez-vous à une prochaine séance pour en savoir plus et obtenir des réponses à vos questions de la part des expert·es de l’IPFPC. 

Suivre le cours en ligne

En tant que délégué·es syndicaux, vous jouerez un rôle crucial en communiquant sur le processus de RE, en aidant les membres touchés à comprendre leurs droits et leurs options, et en veillant à ce que les protections importantes de la convention collective soient respectées. 

L’IPFPC propose un cours en ligne afin de doter les délégué·es syndicaux des principaux groupes du SCT des outils et des ressources nécessaires pour aider les membres à faire face aux situations de RE. Le cours complet dure de 1 à 2 heures et peut être suivi à votre rythme.

Si vous avez un compte Canvas, vous pouvez accéder au cours en vous connectant ici. Si vous n’avez pas de compte Canvas :

  • Étape 1 : Créez un compte Canvas ici
  • Étape 2 : Remplissez le formulaire et indiquez le code de cours : 7MKKLL
  • Étape 3 : Commencez le cours! Vous pouvez vous connecter à tout moment ici

En savoir plus sur l’échange de postes 

L’IPFPC a créé une plateforme d’échange de postes pour aider les membres désignés optants ou excédentaires à la suite d’une situation de RE et qui souhaitent rester dans la fonction publique. Les membres non touchés qui sont prêts à quitter la fonction publique peuvent également souhaiter créer un profil pour permettre à un·e employé·e de faire un échange de poste avec eux. 

Plateforme d’échange de postes de l’IPFPC

Il est à noter que cette plateforme exige que les membres recherchent eux-mêmes leurs propres correspondances de postes pour l’échange. Nous recommandons à toute personne intéressée d’utiliser également les plateformes d’échange de postes mises à disposition par l’employeur. Pour en savoir plus sur l’échange de postes, consultez notre FAQ

Parlez à un·e expert·e

L’IPFPC a créé un groupe de travail sur le RE afin de garantir une réponse coordonnée aux coupes budgétaires dans l’ensemble de la fonction publique, notamment en apportant un soutien supplémentaire aux délégué·es syndicaux et aux membres. 

Si vous avez des questions sur le RE auxquelles les ressources disponibles ne peuvent pas répondre, vous pouvez appeler la réception de l’IPFPC au 1-800-267-0446. La réception vous redirigera vers une boîte vocale propre au RE où les appels sont retournés dans les 24 à 48 heures si personne n’est immédiatement disponible pour répondre à vos questions. 

Ressources en matière de santé mentale

C’est une période difficile pour les travailleur·ses fédéraux dans l’ensemble de la fonction publique, et il est normal de ne pas se sentir bien. Il peut être difficile de soutenir les membres dans les situations de RE, mais il y a des ressources disponibles sur le site de l’IPFPC pour aider les délégué·es syndicaux et les membres. 

Comme les membres, les délégué·es syndicaux peuvent également être touchés par les situations de RE. La plupart des membres de l’IPFPC ayant un employeur fédéral, provincial ou privé ont accès à un Programme d’aide aux employés et à leur famille (PAEF). Votre PAEF offre des services de counselling et d’orientation, et parfois, d’autres formes d’aide spécialisée. Tous ces services sont confidentiels et gratuits.

Pour obtenir des informations sur les PAEF pour les membres de l’administration publique centrale et d’autres organismes fédéraux, recherche par ministère. Pour obtenir des informations sur les PAEF des membres de l’IPFPC travaillant pour d’autres employeurs, veuillez contacter votre service des Ressources humaines.

OTTAWA, le 29 janvier 2026  — Les expert·es de la fonction publique sonnent l’alarme au sujet des compressions fédérales à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), avertissant que la salubrité alimentaire, la santé publique et l’économie agroalimentaire du Canada sont gravement menacées au nom d’une soi-disant « efficacité ». L’IPFPC demande un examen public immédiat des décisions qui affaiblissent la capacité du gouvernement fédéral à prévenir la propagation des maladies d’origine alimentaire, à répondre aux épidémies et à protéger les systèmes alimentaires nationaux et d’importation et d’exportation du Canada.

« Ces réductions ne touchent pas seulement les employé·es, mais bien tou·tes les Canadien·nes qui mangent », affirme Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. « Lorsque l’on supprime la recherche en matière de salubrité des aliments, la capacité d’inspection et la coordination des urgences, on augmente le risque que la maladie ou la contamination passe inaperçue jusqu’à ce que les gens soient déjà malades. »

L’IPFPC met en garde contre le fait que l’ACIA est confrontée à une pénurie chronique de personnel depuis plus de dix ans, alors même que sa charge de travail n’a cessé d’augmenter. Les dernières réductions aggravent considérablement un système déjà fragile.

« Des milliers d’usines de transformation alimentaire au Canada n’ont jamais été inspectées », explique Sean O'Reilly. « Les inspecteur·rices ont déjà du mal à suivre le rythme des installations dont ils/elles sont responsables aujourd’hui. Il n’est tout simplement pas réaliste de s’attendre à ce que moins de personnel effectue plus d’inspections. En cas d’épidémie majeure, c’est une catastrophe assurée. »

Selon l’IPFPC, ces réductions représentent la perte de près d’un million d’heures d’expertise en matière de salubrité alimentaire et d’inspection chaque année. « L’ACIA a déjà coupé dans le gras, puis dans le muscle. Ces réductions vont jusqu’à l’os », poursuit Sean O'Reilly. « Elles mettent en péril l’ensemble du système de salubrité alimentaire et l’économie qu’il soutient. »

Le secteur agroalimentaire canadien représente plus de 100 G$ par an, alors que l’investissement fédéral dans l’ACIA s’élève à environ 1 G$, un rendement qui, selon l’IPFPC, est négligé de manière irresponsable.

« C’est l’un des meilleurs investissements que les Canadien·nes puissent faire », souligne M. O'Reilly. « Pourquoi réduire les effectifs en salubrité alimentaire alors qu’elle protège des vies, des gagne-pains et notre économie, en particulier lorsque le Canada cherche à diversifier ses partenaires commerciaux? »

Les risques ne sont pas hypothétiques. L’ACIA gère actuellement un rappel national de plus de 300 produits à base de pistaches en raison d’une contamination potentielle à la salmonelle provenant de produits importés. Au début du mois de janvier 2026, de nombreuses marques ont été touchées au Canada et des hospitalisations ont été signalées.

« Ces réductions ont des conséquences directes sur la capacité de l’ACIA à mener les enquêtes qui conduisent à des rappels de produits qui sauvent des vies », explique Sean O'Reilly. « L’affaiblissement des capacités d’inspection et de surveillance signifie que les épidémies durent plus longtemps et touchent un plus grand nombre de personnes. »

L’IPFPC prévient également que ces réductions compromettent gravement la capacité du Canada à surveiller les maladies animales et zoonotiques telles que la grippe aviaire, la peste porcine africaine, la fièvre catarrhale ovine et la fièvre aphteuse, et à y répondre. Cette capacité est essentielle pour protéger la santé publique et maintenir le commerce international.

« Les épidémiologistes vétérinaires sont une nécessité commerciale », tranche M. O'Reilly. « Si le Canada n’est pas en mesure de démontrer de la crédibilité en matière de surveillance des maladies et d’analyse des risques, il risque de perdre du jour au lendemain l’accès à l’exportation. Il n’y a qu’une poignée d’épidémiologistes vétérinaires au Canada, et des dizaines dans le monde, qui possèdent ce niveau d’expertise. Sans eux, les partenaires commerciaux perdent confiance, les exportations sont menacées et l’industrie est obligée d’absorber des coûts d’essai massifs. »

Parallèlement, l’ACIA s’oriente vers ce que l’on appelle un « modèle de secteur d’activités » en matière de salubrité des aliments. Bien que présenté comme une modernisation, le modèle repose de plus en plus sur des algorithmes, l’autorégulation du secteur et des vérifications par des tiers, tandis que la capacité d’inspection publique continue de s’éroder.

« La salubrité des aliments n’est pas une fonction commerciale, c’est une responsabilité de santé publique », déclare M. O’Reilly. « Lorsque la surveillance est optimisée pour l’efficacité plutôt que pour la sécurité, le risque est directement transféré au public. »

La population en a déjà vu les conséquences. Une usine de transformation alimentaire de Pickering liée à une épidémie mortelle de listériose en 2023 n’avait pas été inspectée par l’ACIA pendant cinq ans après qu’un modèle de risque automatisé basé sur des vérifications de tiers l’ait classée comme présentant un faible risque. Ce n’est qu’après le décès de trois personnes que l’ACIA a découvert que l’usine n’avait même pas fait de test pour la listériose.

L’IPFPC représente plus de 85 000 professionnel·les du secteur public à travers le pays, dont la plupart sont employés par le gouvernement fédéral. Suivez-nous sur Facebook, sur X (anciennement connu sous le nom de « Twitter ») et sur Instagram.

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Source: Johanne Fillion, 613-883-4900 (cellulaire), jfillion@pipsc.ca

OTTAWA, le 23 janvier 2026 — L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada prévient que les réductions annoncées cette semaine dans les principaux ministères fédéraux à vocation scientifique affaibliront la capacité du Canada à prévenir les catastrophes, à intervenir en cas d’urgence et à protéger les populations, la sécurité publique et l’environnement. 

Le Canada a besoin de scientifiques, de chercheuses et de chercheurs!
Les scientifiques et chercheur·ses fédéraux de l’IPFPC ont bravé le froid vendredi le 16 janvier 2026 pour manifester sur la Colline du Parlement contre les coupes budgétaires imposées au secteur scientifique fédéral et à la fonction publique en général.

Les réductions opérées à Environnement et Changement climatique Canada, Transports Canada, Pêches et Océans Canada, et Innovation, Sciences et Développement économique Canada visent les scientifiques, les ingénieur·es et les expert·es en politiques publiques dont le travail soutient la surveillance des marchandises dangereuses, la sécurité ferroviaire, les prévisions et alertes météorologiques, la prévention de la pollution, la conservation marine, la restauration des habitats et les interventions en cas d’urgence environnementale. 

« Il ne s’agit pas de programmes abstraits ou de fonctions bureaucratiques », soutient Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. « Ce sont ces expert·es qui empêchent les déversements d’hydrocarbures de se transformer en catastrophes, qui veillent à ce que les marchandises dangereuses n’explosent pas sur nos voies ferrées, qui s’assurent que les Canadien·nes peuvent se fier aux alertes météorologiques et qui protègent les espèces menacées d’extinction. La suppression de cette expertise scientifique met en péril la sécurité publique et l’environnement. »

Ces réductions font écho à un rapport de l’IPFPC publié en octobre 2025 avertissant que le système scientifique public fédéral du Canada était déjà à un point de rupture. « Une feuille de route scientifique pour l’avenir du Canada : leçons tirées d’une décennie de contributions des scientifiques fédéraux », qui s’appuie sur 12 années de données provenant de milliers de scientifiques fédéraux, montre l’effondrement du financement public, la diminution des capacités et le déclin de la confiance dans la prise de décision fondée sur des données probantes, et appelle à un réinvestissement immédiat, et non à des réductions plus importantes.

« Les Canadien·nes ont vu ce qu’il en coûte de ne pas investir dans la science, la réglementation et la surveillance », prévient Bryan Van Wilgenburg, président du groupe Sciences appliquées et examen des brevets de l’IPFPC et métérologue à Environnement et changement climatique Canada (ECCC). « L’effondrement de la pêche à la morue dans l’Atlantique, les étangs toxiques de goudron de Sydney (le site le plus contaminé du Canada) et la catastrophe ferroviaire de Lac-Mégantic, qui a coûté la vie à 47 personnes, ne sont pas des catastrophes naturelles. Il s’agit plutôt d’échecs en matière de surveillance, d’investissement et de prise de décision fondée sur des données probantes – exactement ce que ces compressions sont en train de détruire. »

L’IPFPC demande au gouvernement fédéral de protéger l’expertise en matière de science, d’ingénierie, de recherche et de réglementation qui protège la population canadienne, leurs communautés et l’environnement, aujourd’hui et pour les générations futures. « Nous avons besoin d’investissement dans la science, pas de désinvestissement », martèle Sean O’Reilly.

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Si vous avez manqué notre webinaire sur le réaménagement des effectifs (RE), l’enregistrement et les ressources ci-dessous sont maintenant disponibles. Dans ce webinaire, nous vous expliquons vos droits en vertu de la convention collective et vous fournirons des outils et des ressources pour vous soutenir. 

Les réaménagements d’effectifs concernent tous les membres de la fonction publique. Ces réductions menacent les services sur lesquels compte la population et alourdissent la charge des fonctionnaires qui en assurent la prestation. L’Institut est là pour veiller à ce que vous disposiez des informations et du soutien dont vous avez besoin.

L’Institut plaide pour des niveaux de personnel adéquats afin de préserver votre santé et votre bien-être. Nous savons que chaque poste supprimé n’est pas seulement un chiffre sur une feuille de calcul, mais qu’il représente un travail utile qui ne sera pas effectué et des services essentiels qui n’atteindront pas les gens qui en dépendent. 

Si vous avez des questions, veuillez nous contacter à bienmieuxensemble@ipfpc.ca.

OTTAWA, le 20 janvier 2026 — D’importantes réductions d’effectifs à Santé Canada affaibliront les systèmes sur lesquels les Canadiennes et Canadiens comptent pour assurer la sécurité de leurs aliments, de leurs médicaments et de leurs appareils médicaux, prévient l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), à la suite de la confirmation de la suppression de centaines d’emplois spécialisés dans les domaines de la science, de la réglementation et de la sécurité des consommateur·rices.

« Ces réductions ne touchent pas seulement les travailleur·ses. Quand on parle de soins de santé, on touche tou·tes les Canadien·nes », affirme Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. « Ce sont ces expert·es qui s’assurent que les médicaments dans votre armoire sont sécuritaires, que les aliments dans votre réfrigérateur ne rendront pas votre famille malade et que les produits dangereux sont retirés des rayons des magasins avant qu’ils ne causent des dommages. »

 Santé Canada a le mandat d’examiner et d’approuver les médicaments délivrés sur ordonnance, les vaccins et les appareils médicaux, de surveiller les maladies infectieuses et les épidémies d’origine alimentaire et d’y réagir, de faire respecter les normes de sécurité et de protéger la population contre les risques environnementaux liés à l’air et à l’eau.

L’Institut met en garde contre le fait que la réduction des capacités de Santé Canada permet à de petits problèmes de se transformer en graves défaillances.

« Lorsque l’on affaiblit la capacité du gouvernement à réglementer les médicaments et les produits de santé, à émettre des rappels et des alertes et à réagir aux maladies infectieuses, les risques ne sont pas détectés et les avertissements arrivent trop tard », déclare Sean O'Reilly. « Ces expert·es aident les Canadien·nes à agir rapidement parce qu’ils/elles agissent rapidement. On ne peut pas réduire les effectifs de la santé publique sans augmenter les risques. »

Le syndicat est également très préoccupé par la perte d’une expertise scientifique spécialisée qui ne peut pas être facilement remplacée. « À une époque où les Canadien·nes s’attendent à une surveillance rigoureuse et à des réponses rapides aux menaces sanitaires, ces réductions vont dans le sens contraire », ajoute M. O'Reilly. « Les Canadien·nes méritent un système de santé proactif, fondé sur des données probantes et doté de ressources suffisantes, plutôt qu’un système mal préparé aux crises de demain. »

L’Institut demande au gouvernement fédéral de reconsidérer l’ampleur de ces réductions et d’évaluer de manière significative les conséquences à long terme sur la santé publique, la sécurité et la prestation de services.

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Les réductions d’effectifs créent une anxiété semblable à Hunger Games, alors que les sous-traitants coûteux restent en poste

OTTAWA, le 16 janvier 2026 - Alors que les réductions d’effectifs s’accélèrent, les fonctionnaires sont contraints de se livrer à une lutte digne de Hunger Games, en se disputant leurs propres postes, tandis que les sous-traitant·es continuent de travailler sans être touchés. L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) demande au gouvernement d’expliquer pourquoi les fonctionnaires expérimentés sont confrontés à des vagues de réductions d’effectifs quand les dépenses liées à la sous-traitance atteignent des sommets.

« Cette semaine, d’importantes vagues de réductions d’effectifs ont eu lieu à Services partagés Canada et à Statistique Canada, notamment, portant un coup sévère à l’infrastructure numérique et d’information du Canada », affirme Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. « Les membres nous disent directement que les sous-traitant·es travaillent toujours avec les employé·es qui ont reçu des avis de mise en disponibilité cette semaine. Cela soulève de sérieuses questions. »

Pour la semaine qui s’achève aujourd’hui, ce sont les employé·es de Statistique Canada, de Services partagés Canada, de Services publics et approvisionnements Canada, de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique, de Développement économique Canada pour les régions du Québec et du Secrétariat du Conseil du Trésor, entre autres, qui ont reçu des avis de réaménagement des effectifs, ce qui aggrave l’incertitude et l’instabilité dans l’ensemble de la fonction publique.

« Il s’agit de services publics cruciaux essentiels dont les Canadiennes et Canadiens dépendent chaque jour », déclare M. O'Reilly. « La réduction des capacités dans ces ministères fédéraux affaiblit la cybersécurité, nuit à la prise de décision fondée sur des données probantes et retarde la prestation de services. Les compressions d’aujourd’hui engendreront les crises de demain. »

Les réductions annoncées cette semaine s’inscrivent dans le cadre de l’examen exhaustif des dépenses du gouvernement, un important mécanisme de compressions dans la fonction publique qui a déjà touché de nombreux ministères fédéraux. Et de nouvelles annonces qui résulteront en des coupures de postes sont attendues dans les jours et les semaines à venir.

« Les sous-traitant·es coûtent au moins 26 % de plus que les fonctionnaires », souligne M. O'Reilly. « Pour économiser, il ne faut pas mettre à pied des travailleur·ses formés et expérimentés du gouvernement, pour finalement payer plus cher quelqu’un à l’externe  qui doit accomplir le même travail. Ce n’est pas une économie, mais du gaspillage. »

L’Institut demande au gouvernement de cesser de réduire les effectifs et de donner la priorité à l’expertise des fonctionnaires plutôt qu’à la sous-traitance coûteuse.

Des scientifiques fédéraux seront également à Ottawa en après-midi aujourd'hui pour manifester contre les compressions affectant la science fédérale et la fonction publique en général. Les participants se rassembleront à l'hôtel Delta à 14 h 45 (heure de l'Est) et marcheront jusqu'à la Colline du Parlement.

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OTTAWA, le 13 janvier 2026 — Les ministères fédéraux émettent des avis de réduction des effectifs à une échelle sans précédent depuis des décennies, ce qui soulève de sérieuses inquiétudes quant à la capacité du gouvernement fédéral à fournir les services publics sur lesquels les Canadien·nes comptent. L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) prévient que la perte d’employé·es expérimentés aura des conséquences durables sur la qualité des services, la capacité et la responsabilité.

« Il ne s’agit pas de réductions abstraites dans le bilan financier du gouvernement, mais de vrais emplois, de vraies compétences et de vrais services menacés », déclare Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. « Une fois cette capacité disparue, elle ne peut être remplacée rapidement ou à moindre coût. C’est une période sombre pour la fonction publique fédérale. »

Les ministères touchés aujourd’hui incluent Statistique Canada, une pierre angulaire de la fonction publique qui fournit les données fiables sur lesquelles les Canadien·nes comptent pour comprendre l’économie, le marché du travail, l’inflation et le logement. Ces données étayent la prise de décision fondée sur des données probantes au sein du gouvernement, des entreprises et des communautés, façonnant la politique économique, orientant les investissements et soutenant la prestation de services efficaces à l’ensemble de la population canadienne.

L’IPFPC note que les compressions à Statistique Canada font partie d’une vague plus large de réductions dans le secteur public qui a déjà touché de nombreux ministères fédéraux, et que d’autres coupes sont attendues dans les jours et les semaines à venir. Ensemble, ces réductions représentent une contraction importante de la capacité de la fonction publique dans l’ensemble du gouvernement, ce qui soulève des inquiétudes quant à la capacité du gouvernement fédéral à fournir des services et remplir des fonctions essentielles, à répondre efficacement à l’incertitude économique et à mettre en œuvre son propre programme ambitieux.

« Si le gouvernement veut une analyse solide pour aider à réorganiser l’économie canadienne, il a besoin des bonnes données et d’analystes qui savent comment les interpréter. Cette capacité n’existe pas sans les expert·es de Statistique Canada. Cette capacité a été considérablement réduite aujourd’hui », estime Sean O’Reilly. « Compte tenu des défis auxquels le Canada est confronté, il s’agit d’une mauvaise décision prise au pire moment possible. »

Le syndicat a également prévenu que les réductions d’effectifs s'inscrivent dans une tendance plus large qui nuirait à la productivité et entraînerait des départs anticipés, laissant les ministères de plus en plus dépendants de sous-traitants privés pour combler les lacunes.

« Cette situation n’est pas isolée », explique M. O’Reilly. « Les employé·es fédéraux sont confrontés à une triple attaque simultanée. D’importantes coupures de postes, le retour au bureau forcé et une vague d’incitations à la retraite anticipée. Ce n’est pas un plan. C’est un acharnement.»

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Source :

Johanne Fillion, 613-883-4900 (cellulaire), jfillion@pipsc.ca

Le gouvernement du Canada a annoncé qu’à compter du 1er janvier 2026, les prestations de retraite versées aux retraité·es du Régime de retraite de la fonction publique seront augmentées de 2,0 %. Cette augmentation automatique, appelée indexation, vise à protéger votre pension contre l’augmentation du coût de la vie.

Au fil du temps, l’indexation garantit que votre revenu de retraite continue de répondre à vos besoins, contribuant ainsi à maintenir votre sécurité et votre stabilité financières à la retraite, même lorsque les prix des biens et services courants augmentent.

Le Régime de retraite de la fonction publique est un régime de pension à prestations déterminées parrainé par l’employeur qui couvre la plupart des membres de l’IPFPC travaillant pour l’administration publique centrale ou pour des employeurs distincts. 

Pour plus de détails, notamment sur le mode de calcul de l’indexation et ses répercussions sur votre pension, veuillez consulter la page sur l’indexation du Régime de retraite de la fonction publique.  Taux d’indexation – Participants retraités

 

 

Le texte d’opinion suivant du président de l’Institut, Sean O’Reilly, a été publié le 18 décembre dans le Ottawa Citizen

Six semaines après le dépôt du budget 2025, ses implications deviennent plus claires et plus inquiétantes. 

À l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada, nous avons entendu nos membres réaffirmer que la lutte contre la sous-traitance demeure pour eux une priorité absolue.

Lors des élections du printemps dernier, les Libéraux avaient promis de réduire la dépendance du gouvernement envers les consultant·es du secteur privé, mais il est évident que le budget de novembre engage le Canada dans la direction inverse. Ce qui était présenté comme un plan de discipline, de modernisation et d’efficacité est dans la réalité une accélération de la tendance amorcée il y a dix ans, qui privilégie le recours aux consultant·es externes au détriment de l’expertise interne.

Plutôt que de renforcer la fonction publique, le gouvernement fédéral a choisi une fois de plus de recourir à la sous-traitance, c’est-à-dire d’engager des consultant·es privés pour faire le travail que la fonction publique peut et doit faire. Il s’agit d’une mauvaise habitude qui draine discrètement des milliards de dollars des coffres fédéraux depuis des années, tout en affaiblissant les systèmes mêmes dont dépendent les Canadiennes et les Canadiens. 

Le budget 2025 affirme même qu’il « réduira » le recours aux consultant·es privés, mais les chiffres avancés par le gouvernement lui-même montrent une réalité différente. La sous-traitance a doublé par rapport aux niveaux d’avant la pandémie, alors que les dépenses en services de consultants devraient atteindre 26,1 milliards de dollars cette année, soit une augmentation de 37 % par rapport à l’année dernière et un niveau record.

Même si le gouvernement parvient à réduire la sous-traitance de 20 % comme il l’a promis, le niveau de sous-traitance serait encore environ le double de ce qu’il était il y a dix ans. Les consultant·es privés coûtent aux contribuables jusqu’à 26 % de plus que les fonctionnaires. 

On est loin du compte. Au mieux, cela représente un coût élevé pour le double emploi, le retard et la dépendance. Au pire, cela affaiblit les systèmes sur lesquels la population canadienne compte tels que la salubrité des aliments, les interventions d’urgence, la sécurité numérique et la protection de l’environnement.

Le budget aggrave la situation en supprimant 30 000 emplois dans la fonction publique; en plus des quelques 10 000 postes amputés l’an dernier. Remplacer du personnel permanent qualifié par des sous-traitant·es n’est pas synonyme d’efficacité, mais plutôt d’érosion. La réduction du nombre de fonctionnaires et l’augmentation de la sous-traitance affaibliront les ministères, qui deviendront moins résilients et qui dépendront de plus en plus du secteur privé pour exercer les fonctions cruciales propres au gouvernement.

Nous avons déjà vu cela se produire auparavant. Vendu comme une réforme visant à réduire les coûts, le système de paye Phénix est devenu l’un des plus grands échecs administratifs de l’histoire fédérale, avec des milliards gaspillés. ArriveCAN a commencé comme un modeste contrat numérique et s’est transformé en un fiasco de 60 millions de dollars. Les deux systèmes ont été développés par des entreprises privées externes. Et les deux systèmes continuent de coûter cher aux Canadien·nes.

À titre de comparaison, lors de la pandémie de la COVID-19, ce sont des fonctionnaires, et non des consultant·es, qui ont conçu et mis en place le système de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) en six semaines seulement. Pas de contrats de millions de dollars, pas d’image de marque scintillante, pas de chaos. Voilà à quoi ressemble la véritable efficacité.

Si le gouvernement veut équilibrer ses comptes, il devrait réduire le gaspillage en sous-traitance avant de supprimer des postes de scientifiques, d’analystes et d’inspecteur·rices. Il faut renforcer les capacités avant d’acheter une autre solution miracle. Les Canadien·nes veulent un gouvernement qui travaille pour eux/elles, et non un gouvernement qui semble « efficace » sur le papier, mais qui, dans la réalité, coûte plus cher pour offrir moins.

Si nous voulons obtenir de vrais résultats, nous devons examiner qui fait réellement le travail. Ce ne sont pas les consultant·es dans les salles de réunions des entreprises, mais les fonctionnaires dans les laboratoires, les bureaux et les salles de contrôle qui font fonctionner le pays.

Le budget 2025 était l’occasion de reconstruire la capacité publique et de tracer une voie plus intelligente et autonome. Au lieu de cela, il répète les erreurs des gouvernements précédents. La sous-traitance ne rend pas le gouvernement plus efficace, elle l’affaiblit. On ne peut pas atteindre la compétence par des réductions budgétaires ni sous-traiter l’efficacité.