Le texte d’opinion suivant du président de l’Institut, Sean O’Reilly, a été publié en février dernier dans le journal Les Affaires.
LES IDÉES DES AFFAIRES --- Alors que l’instabilité règne dans les relations avec les États-Unis, le premier ministre Mark Carney a clairement défini la voie à suivre: réduire la dépendance du Canada envers les États-Unis et augmenter les exportations à l’extérieur des États-Unis de 50% dans la décennie à venir.
Cet objectif est ambitieux et nécessaire, mais il repose sur une hypothèse cruciale, celle que le Canada dispose des infrastructures publiques nécessaires pour gagner et conserver la confiance des marchés mondiaux. À l’heure actuelle, ces fondations sont fragiles.
Les coupes budgétaires imposées à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) menacent l’un des atouts commerciaux les plus précieux du pays, c’est-à-dire la confiance dans notre système de sécurité alimentaire et de santé animale. En cette période où la crédibilité et la rapidité sont primordiales, le Canada réduit les capacités du système qui sous-tend l’accès à près de 200 marchés internationaux.
L’économie agroalimentaire du Canada représente 100G$ par an. Le budget d’environ 1G$ de l’ACIA protège cet écosystème, ce qui en fait un investissement au rendement extraordinaire. Toutefois, les compressions budgétaires mettent cet écosystème en péril en supprimant plus d’un million d’heures d’inspection, de surveillance et d’expertise scientifique chaque année.
Plutôt que de réduire la bureaucratie, on supprime les postes des spécialistes qui empêchent les maladies de se propager avant que les frontières ne soient fermées.
Les partenaires commerciaux ne se contentent pas de croire sur parole un pays qui affirme que ses animaux, ses végétaux ou ses aliments sont sûrs. En effet, les épidémiologistes vétérinaires, la surveillance des maladies et des insectes vecteurs et l’analyse des risques sont des exigences commerciales fondamentales.
La suppression de cette expertise augmente le risque que des maladies non détectées entrent au Canada et compromet l’accès aux marchés d’exportation en mettant à pied les spécialistes mêmes qui contribuent à maintenir ces marchés ouverts.
Imaginez une épidémie d’une maladie comme la fièvre catarrhale du mouton, la peste porcine africaine ou même un seul cas de fièvre aphteuse sans surveillance nationale adéquate en place. Le Canada pourrait perdre son statut d’exportateur du jour au lendemain, ce qui aurait des conséquences désastreuses pour des secteurs d’activité entiers.
Sans vétérinaires pour enquêter, contenir les maladies et certifier l’état sanitaire, les épidémies se propagent plus rapidement, les marchés restent fermés plus longtemps et les pertes s’accumulent. Le risque de propagation des maladies zoonotiques à la population humaine augmente également.
Le plan de réduction proposé ne prévoit aucune mesure pour gérer ces risques.
On présume qu’une équipe réduite de spécialistes peut, d’une certaine façon, en faire plus avec moins, ce qui est impossible dans un système déjà poussé au-delà de ses limites. Les effectifs de l’ACIA sont restés stables pendant une décennie, alors que la charge de travail a augmenté. Le Canada manque déjà de vétérinaires pour inspecter les camions d’exportation avant leur départ. Le système fonctionnant sans redondance, de nouvelles compressions risquent de supprimer complètement la marge de sécurité.
L’expertise requise n’est ni abondante ni remplaçable. Comme les épidémiologistes vétérinaires se font rares au Canada et qu’il n’y en a que quelques dizaines dans le monde, nous ne pouvons pas nous permettre de les perdre. Les universités et le secteur privé ne maintiennent pas de systèmes de surveillance nationaux, et ce n’est pas de leur ressort. Si l’ACIA perd ses capacités, le travail ne sera pas «rationalisé»: il s’arrêtera.
La diversification des échanges commerciaux vers des marchés autres que les États-Unis ne fera qu’accroître la pression sur laquelle l’ACIA est confrontée. Les négociateurs commerciaux du Canada ne peuvent pas se passer de la surveillance, des données et des contrôles de l’ACIA pour accéder à de nouveaux marchés. Chaque partenaire commercial impose des exigences particulières en matière de santé animale pour les produits que l’ACIA réglemente pour l’exportation. Pour faire des échanges commerciaux, le Canada doit être en mesure de démontrer sa conformité.
Si un partenaire commercial exige une surveillance accrue (par exemple, pour la fièvre catarrhale ovine chez les insectes vecteurs) et que le Canada n’a plus cette capacité, le pays perd son accès au marché et les producteurs en subiront les conséquences. L’élargissement de l’accès aux marchés est impossible si les pays importateurs ne maintiennent pas leur confiance dans les systèmes d’inspection de l’ACIA. De ce fait, l’économie canadienne devient plus dépendante des États-Unis, et non moins
Une surveillance rigoureuse n’est pas un luxe, mais bien la solution la moins coûteuse aux interdictions d’exportation et aux urgences de santé publique évitables. À un moment où le Canada souhaite renforcer sa résilience, sa souveraineté économique et son indépendance par rapport à un marché hégémonique, l’affaiblissement de l’ACIA est irresponsable, tout à fait inutile, et met en péril des milliards de dollars d’échanges commerciaux.
Pendant 15 années consécutives, l'Islande s'est classée au premier rang mondial en matière d'égalité des sexes. Le Canada se classe au 36e rang.
Cet écart représente plus qu'un simple chiffre. Il reflète les personnes qui accèdent à des postes de direction, celles qui assument des tâches non rémunérées et celles dont les contributions économiques sont sous-évaluées.
Au Canada, les femmes représentent près de la moitié de la main-d'œuvre, mais n'occupent que 29 % des postes de direction. Les femmes gagnent 87 cents pour chaque dollar gagné par les hommes et déclarent consacrer 4 à 8 heures supplémentaires par semaine aux soins non rémunérés aux enfants et aux adultes.
Nous savons que la promotion de l'égalité entre les hommes et les femmes pourrait ajouter 150 milliards de dollars au PIB du Canada. Les arguments en faveur du changement ne sont pas purement abstraits. Ils sont de nature économique, sociale et urgente.
L'Islande montre ce qui est possible lorsque l'égalité est traitée comme une priorité nationale, soutenue par des politiques, une attente culturelle et un engagement public durable.
À l'occasion de la Journée internationale des femmes, participez à une conversation avec Eliza Reid, autrice de best-sellers, ancienne première dame d'Islande et ardente défenseure de l'égalité des sexes. Nous verrons comment l'Islande a réalisé des progrès mesurables et ce qu'il faudrait pour que le Canada fasse de même.
Quand : Mardi 10 mars à 13 h (HE)
Lieu : Sur Zoom
Inscrivez-vous dès maintenant.
Les participant·es au webinaire auront la chance de gagner l'un des 25 exemplaires du dernier livre d'Eliza Reid, The First Lady Next Door.
Si vous avez des questions, veuillez nous contacter à bienmieuxensemble@ipfpc.ca.
Dépassons le stade de la reconnaissance du fossé et commençons à discuter de la manière de le combler.
En tant que syndicalistes et professionnel·les de la fonction publique, nous sommes confrontés à plusieurs menaces graves. Des milliers de professionnel·les de la fonction publique ont déjà reçu des lettres de RE, y compris ceux et celles qui travaillent dans des services essentiels qui auront un impact direct sur les Canadien·nes. Ces réductions menacent la stabilité de nos communautés, la qualité de vie que nous nous efforçons de protéger et l’avenir même de la fonction publique.
Nous nous opposons à ces décisions à courte vue. La semaine dernière, nous avons organisé un événement pour mettre en lumière les coupes dangereuses qui touchent les inspecteur·rices d’aliments de l’ACIA, et les conséquences que ces coupes pourraient avoir sur toute la population canadienne. Mais nous devons maintenir la pression sur plusieurs fronts, et nous avons besoin de votre aide.
La vérité, c’est que ces actions sont justifiées par le fait que beaucoup trop de gens, y compris les député·es, ne comprennent pas bien le travail que nous faisons. C’est pourquoi il est temps de rendre notre travail visible.
Nous nous opposons à ces décisions à courte vue. En mars prochain, l’IPFPC lancera sa première semaine régionale de lobbyisme afin que les membres comme vous puissent entrer en contact avec votre député·e, faire part de vos expériences et contribuer à faire comprendre le travail vital que nous accomplissons.
Nous recherchons des membres partout au Canada qui sont prêts à rencontrer leurs député·es et à leur expliquer comment ces réductions mettent les Canadien·nes en danger et comment les mandats de RAB aggraveront la situation. Pouvez-vous nous aider?
Dates de lobbyisme : Du 30 mars au 2 avril
S’inscrire ici
Vous n’avez pas besoin d’une expérience préalable en matière de lobbyisme ou de défense d’intérêts : nous vous soutenons en vous offrant toute la formation et l’assistance dont vous aurez besoin.
Une fois que vous vous serez inscrit·e, nous vous donnerons des détails et vous inviterons à participer à l’une de nos séances de formation obligatoires virtuelles sur le lobbyisme. Des questions? N’hésitez pas à nous contacter à tout moment à relations_gouv@ipfpc.ca.
Les travailleuses et travailleurs de la fonction publique sont l’épine dorsale de ce pays. Nous nous sommes toujours montrés à la hauteur des Canadien·nes; maintenant, nous devons nous montrer à la hauteur les un·es des autres.
Élevons nos voix, ensemble et en toute solidarité, car lorsque l’on supprime des expert·es, le risque augmente. Les réductions d’aujourd’hui engendreront les crises de demain.
Ottawa, le 23 février 2026 — Dix ans après le lancement du système de paye Phénix, l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) avertit que la crise n’est pas terminée et que des échecs similaires pourraient se reproduire si le gouvernement fédéral ne reconstruit pas l’expertise interne.
Aujourd’hui, l’Institut a publié son rapport intitulé Phénix : 10 ans d’échecs, qui examine les raisons de la défaillance du système, la persistance de problèmes graves et ce que l’expérience révèle sur la manière dont les systèmes gouvernementaux complexes sont mis en œuvre.
« Dix ans après le lancement de Phénix, le système ne parvient toujours pas à délivrer correctement les chèques de paye des fonctionnaires, indique Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. Cela signifie que les contribuables financent les efforts de stabilisation tout en payant pour la construction d’un système de remplacement. »
Le rapport prévient également que les mesures de réaménagement des effectifs, notamment la retraite anticipée, l’échange de postes et les licenciements, devraient accroître considérablement le volume et la complexité des transactions salariales.
« Sans une stabilisation et des ressources supplémentaires, l’afflux de réaménagements d’effectifs risque de générer de nouvelles erreurs et d’augmenter l’arriéré de manière exponentielle », déclare M. O’Reilly.
Depuis 2017, le gouvernement fédéral a dépensé près de 5 milliards de dollars pour répondre aux défaillances liées à Phénix. En décembre 2025, environ 238 000 erreurs ou changements de paye restaient en suspens, près de la moitié datant de plus d’un an. Le système continue de recevoir environ 117 000 nouvelles transactions par mois, dont plus des trois quarts nécessitent un traitement manuel.
IBM, le développeur initial du système, a reçu plus de 650 millions de dollars en paiements totaux, provenant d’un contrat initial de 5,7 millions de dollars qui a été modifié et élargi à plusieurs reprises.
Des inquiétudes concernant la capacité en personnel, la préparation du système et le rythme de mise en œuvre ont été soulevées avant la mise en service de Phénix. Le vérificateur général a confirmé par la suite que ces avertissements n’avaient pas été pris en compte.
« Avant le lancement de Phénix, plus de 1 200 conseillers en rémunération expérimentés ont été éliminés, les services ont été centralisés, la surveillance a été affaiblie et les risques documentés ont été ignorés, poursuit Sean O’Reilly. Lorsque le système a commencé à flancher, l’expertise nécessaire pour le réparer n’était plus là. »
L’IPFPC soulève des préoccupations similaires concernant des tendances plus générales au sein du gouvernement. Alors que les ministères réduisent leur personnel interne par le biais du réaménagement des effectifs, le recours aux sous-traitants externes continue de croître. Les dépenses publiques en sous-traitance de professionnels devraient atteindre 26,1 milliards de dollars cette année, soit près du double des sommes dépensées avant la pandémie. Le passage de l’expertise interne à la sous-traitance compte au nombre des conditions qui ont contribué à l’échec de Phénix.
« Phénix a montré ce qui se passe lorsque les capacités internes sont affaiblies et que des systèmes complexes sont fournis sans une expertise interne suffisante, d’ajouter M. O’Reilly. Lorsque le service de la paye a fait défaut, les dégâts ont été en grande partie limités à la fonction publique. Si des défaillances similaires se produisent dans les systèmes de versement des pensions ou des prestations, des millions de gens en subiraient les conséquences. »
L’Institut demande au gouvernement fédéral d’agir en prenant les mesures suivantes :
- Signer un renouvellement de l’accord sur les dommages et intérêts pour les employé·es touchés depuis le 31 mars 2020.
- Fournir toutes les ressources nécessaires au Centre des services de paye de Miramichi avant que les pressions liées au réaménagement des effectifs ne s’intensifient.
- Conserver l’expertise interne en matière de paye et de TI jusqu’à ce que les systèmes de remplacement fassent preuve d’une stabilité durable
- Réduire la dépendance à l’égard de la sous-traitance et reconstituer les capacités internes.
« La modernisation nécessite une expertise. On ne peut pas se débarrasser des gens qui comprennent le système et s'attendre à ce qu’il fonctionne. Il faut des experts pour faire fonctionner un pays », de conclure M. O’Reilly.
L’IPFPC représente plus de 85 000 professionnel·les de la fonction publique partout au pays, dont la plupart sont employés par le gouvernement fédéral. Suivez-nous sur Facebook, sur X (anciennement connu sous le nom de « Twitter ») et sur Instagram.
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Source: Johanne Fillion, 613-883-4900 (cellulaire), jfillion@pipsc.ca ou Justin Vossenberg, 613-612-8313 (cellulaire), jvossenberg@pipsc.ca
Il y a dix ans, le gouvernement fédéral a lancé le système de paye Phénix. Il a été présenté comme un effort de modernisation qui permettrait d’économiser de l’argent et de rendre le gouvernement plus efficace.
Au lieu de cela, il est devenu l’un des échecs administratifs les plus préjudiciables de l’histoire récente du Canada.
Le nouveau rapport de l’Institut, intitulé Phénix : 10 ans d’échecs examine comment ça s’est produit, pourquoi la crise se poursuit et ce qu’elle nous apprend sur la manière dont les systèmes gouvernementaux complexes sont mis en œuvre aujourd’hui.
Depuis 2017, le gouvernement fédéral a dépensé près de 5 milliards de dollars pour répondre aux défaillances liées à Phénix. Près de 350 millions de dollars ont déjà été dépensés pour son remplacement. À la fin de l’année 2025, environ 238 000 opérations de paiement étaient encore en suspens. Pour des milliers de fonctionnaires, les conséquences se sont traduites par un stress financier, de l’incertitude et des années de perturbation.
Phénix n’a pas échoué parce que la paye est intrinsèquement ingérable. Il a échoué parce que l’expertise interne a été réduite avant que le système ne soit prêt. Environ 1 200 postes de conseiller·ères du service de la paye expérimentés ont été supprimés avant le lancement. Les services ont été centralisés. La surveillance a été réduite. On n’a pas cherché à atténuer les risques documentés.
Lorsque des problèmes sont apparus, la capacité interne à les corriger avait déjà été démantelée.
Des inquiétudes concernant la capacité en personnel, la préparation du système et le rythme de mise en œuvre ont été soulevées avant la mise en service de Phénix. Le vérificateur général a confirmé par la suite que ces avertissements n’avaient pas été pris en compte.
La leçon tirée de Phénix ne se limite pas à la paye. C’est aussi une question de capacité.
Il s’agit de savoir ce qui se passe lorsque les gouvernements réduisent l’expertise nécessaire pour gérer la complexité à grande échelle, et lorsque les connaissances institutionnelles à long terme sont remplacées par des contrats et des externalisations à court terme. Il faut savoir ce qui se passe lorsque la réduction des coûts est confondue avec l’efficacité.
Aujourd’hui, des pressions similaires s’exercent sur l’ensemble du gouvernement. Les capacités internes se réduisent sans cesse que la dépendance à l’égard des fournisseurs externes s’accroît. Dans le même temps, des systèmes numériques à grande échelle sont développés pour fournir des pensions, des prestations et d’autres services dont dépendent des millions de Canadiens et Canadiennes.
Lorsque le service de la paye a fait défaut, les dégâts ont été en grande partie limités à la fonction publique. Si des défaillances similaires se produisent dans les systèmes destinés au grand public, les conséquences seraient beaucoup plus graves.
Il faut des experts pour diriger un pays. Il faut des fonctionnaires expérimentés pour concevoir, superviser et stabiliser les systèmes sur lesquels compte la population.
Phénix ne doit pas être considéré comme un chapitre clos de l’histoire administrative.
C’est un avertissement.
Le Canada ne peut se permettre de répéter cette erreur.
Ottawa, 19 février 2026 — L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) a déposé une plainte pour pratique déloyale de travail auprès de la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral. La plainte fait suite à la décision du gouvernement fédéral d’imposer un nouveau mandat de retour au bureau alors même que des négociations collectives sont en cours.
La plainte conteste la décision du gouvernement de modifier les conditions de travail en plein milieu des négociations — une décision qui touche directement des milliers de membres de l’IPFPC et sape le processus de négociation.
Outre la plainte pour pratique déloyale de travail, l’Institut a déposé un grief de principe contestant la modification unilatérale par le Bureau du dirigeant principal des ressources humaines de l’Orientation concernant la présence prescrite au lieu de travail, qui accroît de 3 à 4 le nombre de jours de présence obligatoire au bureau par semaine d’ici le 6 juillet 2026.
« Le gouvernement est tenu de négocier de bonne foi, » déclare Sean O’Reilly, président de l’Institut. « Le fait d’imposer des changements importants sur le lieu de travail en plein milieu des négociations, sans consultation, porte atteinte à cette obligation et aux droits de nos membres. »
Le travail à distance et les pratiques modernes sur le lieu de travail sont au cœur des priorités des négociations.
L’IPFPC maintient que l’annonce a été faite sans consultation appropriée et qu’elle est incompatible avec l’esprit et l’intention de la lettre d’accord existante qu’il a conclue avec le Conseil du Trésor du Canada concernant le télétravail.
La directive sur le retour au bureau fait suite à d’autres décisions unilatérales prises récemment par le gouvernement fédéral, notamment l’absence de consultations sérieuses sur les mesures d’adaptation de la main-d’œuvre.
« Des relations de travail saines dépendent de la stabilité et du respect du processus de négociation, » ajoute Sean O’Reilly. « Nos membres méritent que leurs conditions de travail soient négociées, et non dictées. »
Aucune preuve n’a été présentée publiquement pour justifier la prolongation du nombre de jours passés au bureau.
Des négociations sont en cours pour la majorité des membres de l’Institut concernés par cette décision, y compris des propositions relatives au travail à distance et aux pratiques modernes sur le lieu de travail.
« Il faut des experts pour diriger un pays, » conclut M. O’Reilly. « Les politiques qui rendent plus difficiles l’attraction et la rétention de ces experts affaiblissent en fin de compte les services dont dépend le public. »
L’Institut continuera à défendre les droits de négociation de ses membres devant le Conseil et à la table de négociation; il fera publiquement le point au fur et à mesure de l’avancement des procédures.
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Source : Johanne Fillion, 613-883-4900 (cellulaire), jfillion@pipsc.ca
La Directive sur les voyages du Conseil national mixte (CNM) a été mise à jour afin de mieux refléter les besoins des employé·es en matière de voyages.
Les mises à jour sont le résultat d’une révision périodique approfondie de la Directive sur les voyages du CNM, qui a débuté en 2021 et a nécessité plusieurs années de consultation, de partage d’informations et d’élaboration conjointe entre l’employeur et les agents négociateurs.
Grâce à ce processus, les parties sont parvenues à des ententes sur un large éventail de mises à jour visant à moderniser et à clarifier la Directive. Lorsqu’aucune entente n’a pu être conclue, un nombre limité de questions en suspens ont été soumises à un arbitrage de différends et ont maintenant été résolues par une sentence arbitrale.
Les changements décrits ici reflètent à la fois les éléments convenus par les parties et ceux qui ont été accordés par voie d’arbitrage, mettant à jour la Directive sur les voyages afin de mieux refléter les besoins des employé·es en matière de voyages.
Pour plus d’informations, veuillez consulter les changements sur le site Web du CNM. La sentence arbitrale complète est affichée ici (en anglais seulement).
Changements accordés par voie d’arbitrage
Zone d’affectation
- Pas de changement dans la définition de la zone d’affectation.
- Ce seuil fera l’objet d’une révision plus approfondie entre les parties.
Indemnité pour la garde des personnes à charge (sur déclaration)
- L’indemnité pour la garde des personnes à charge sur déclaration a augmenté :
- De 35 $ à 50 $ par ménage.
Indemnité pour la garde des personnes à charge (appuyée par des reçus – soins professionnels)
- Lorsque la garde de personnes à charge est assurée par une personne ou une entreprise exerçant des activités dans le domaine de la prestation de soins, et qu’elle est étayée par des reçus :
- L’indemnité est passée de 75 $ par jour et par ménage à 100 $ par jour et par personne à charge.
- Les déclarations ne sont pas acceptées pour cette indemnité.
- Un modèle de formulaire de déclaration normalisé sera élaboré.
Indemnité de faux frais
- L’indemnité de faux frais est passée de 17,30 $ à 25 $.
Révision future de l’indexation des indemnités
- Plutôt que d’imposer un modèle d’indexation spécifique pour les faux frais et la garde des personnes à charge, le Conseil a laissé aux parties le soin de discuter du modèle d’indexation le plus approprié.
Date d’entrée en vigueur (éléments accordés par voie d’arbitrage)
- Tous les changements accordés par voie d’arbitrage entrent en vigueur le 28 mars 2026.
Changements convenus lors de la révision périodique (avant l’arbitrage)
Changements apportés à la Directive
- Rationalisation du terme « véhicules motorisés particuliers » (VMP) afin d’assurer l’uniformité.
- Mise à jour du renvoi à « époux » pour inclure « conjoint de fait ».
- Des erreurs de traduction ont été corrigées.
- Les renvois ont été révisés et le libellé en double a été supprimé.
Généralités / Application
- La référence à la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral a été mise à jour dans la section sur la procédure de règlement des griefs.
- Des éclaircissements ont été ajoutés pour indiquer qu’il existe une différence entre les dispositions concernant les voyageur·ses et celles concernant les employé·es.
- Des éclaircissements ont été apportés à la définition de voyage en service commandé en vue d’indiquer que les déplacements pour se rendre au lieu de travail permanent ou régulier ne constituent pas un voyage en service commandé.
- La définition du lieu de travail temporaire a été révisée afin d’ajouter des éclaircissements.
- La référence aux hôpitaux d’Anciens Combattants Canada a été supprimée de la liste des locaux d’hébergement du gouvernement et d’une institution.
Administration (partie I)
- Lorsque l’employé·e éprouve une aversion pour les voyages en avion, la direction doit s’efforcer de dresser un horaire de travail d’une manière qui permet d’utiliser d’autres moyens de transport.
- La direction peut envisager la réinstallation comme une option plutôt que d’être en déplacement à long terme.
- En cas d’urgence empêchant un retour en temps opportun, le déplacement sera prolongé et les frais raisonnables seront remboursés lorsqu’ils ne sont pas couverts par une autre autorité.
- Des fournisseurs respectueux de l’environnement ont été ajoutés en tant que fournisseurs préférentiels.
- Le titre de la section « Changement du lieu de travail (ne s’applique que dans la zone d’affectation) » a été modifié à « Changement du lieu de travail temporaire (ne s’applique que dans la zone d’affectation) », avec un champ d’application et des droits clarifiés.
Assurances (partie II)
- Un libellé a été ajouté pour clarifier que les voyageur·ses doivent s’assurer qu’ils/elles ont une couverture d’assurance automobile suffisante, et dans quelles circonstances le coût de l’assurance sera remboursé par l’employeur.
Modules sur les voyages (partie III)
- Le libellé a été mis à jour afin d’être cohérent dans l’ensemble des modules sur les voyages.
- Le libellé a été mis à jour pour identifier le bon ministère à consulter au sujet des documents de voyage et des services médicaux.
- Des éclaircissements ont été ajoutés pour expliquer le type d’eau qui est remboursable et dans quelles circonstances.
- Repas :
- Un libellé a été ajouté en vue d’autoriser le remboursement, en fonction de reçus et dans des circonstances exceptionnelles, au-delà des montants prévus aux annexes C ou D.
- Des éclaircissements ont été apportés concernant les heures et la séquence des repas, et les dispositions relatives aux travailleur·ses de quarts.
- Transports :
- Les voitures de location peuvent maintenant être acquises la veille du voyage.
- Un libellé a été ajouté pour préciser que lorsqu’un voyage par avion en classe affaires n’est pas disponible, tout tarif de classe inférieure disponible sera autorisé.
- Indemnité de faux frais :
- Un libellé a été ajouté pour indiquer que les employé·es doivent passer la nuit dans un logement pour recevoir ce droit.
Circonstances spéciales de voyage (partie IV)
- Le titre de la section a été modifié à « Dispositions relatives aux déplacements de certains fonctionnaires ».
- La section « Besoins particuliers en matière de transport » a été déplacée au paragraphe 1.5.1.
Urgences et maladies (partie V)
- Les employé·es peuvent revenir plus tôt ou plus tard en raison d’une maladie personnelle, d’un accident ou de situations urgentes à la maison (par exemple, maladie grave, incendie, inondation, tempête de verglas).
OTTAWA, le 13 février 2026 — Avec en arrière-plan des personnes partageant un repas et une table garnie de produits alimentaires qui ont subi un rappel, les expert·es de la salubrité alimentaire avertissent aujourd’hui que les réductions du gouvernement fédéral dans l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) affaiblissent la capacité du Canada à prévenir les maladies d’origine alimentaire.
Les scientifiques, les vétérinaires et les autres spécialistes travaillant dans le domaine de la salubrité alimentaire et de la santé animale sont parmi les plus durement touchés par les récentes réductions budgétaires. Ces compressions représentent près d’un million d’heures de travail d’inspection, de laboratoire et de surveillance supprimées chaque année.
« Les spécialistes de l’ACIA inspectent les installations, testent les produits en laboratoire, retracent la contamination tout au long des chaînes d’approvisionnement et empêchent les aliments dangereux d’arriver sur la table des Canadien·nes », déclare Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. « Ce travail, bien que discret, permet aux Canadien·nes d’être en sécurité et de se nourrir. »
Ces réductions interviennent après des années d’un déficit chronique de personnel et de pressions croissantes sur la charge de travail à l’ACIA. Les professionnel·les de la salubrité alimentaire gèrent des chaînes d’approvisionnement de plus en plus complexes et des menaces de maladies avec des ressources limitées. Selon l’IPFPC, l’érosion constante des capacités rend les réductions actuelles particulièrement déstabilisantes.
Stéphanie Fréchette, scientifique de l’ACIA forte de 30 ans d’expérience, affirme que la prévention dépend de professionnel·les expérimentés qui comprennent comment les systèmes alimentaires échouent dans la pratique.
« Depuis 30 ans, je m’efforce de prévenir les maladies d’origine alimentaire avant qu’elles ne se propagent », explique Stéphanie Fréchette. « Nous avons vu ce qui se passe lorsque la surveillance échoue ou que les inspections sont retardées ou annulées. Les épidémies se multiplient, les rappels sont élargis et les conséquences sont dévastatrices. L’affaiblissement de ce système expose la population à un risque réel. »
Le Canada fait des centaines de rappels de produits alimentaires par année. La plupart des cas sont détectés à temps et maîtrisés rapidement parce que des inspecteur·rices et des scientifiques qualifiés décèlent les risques avant qu’ils ne se propagent largement. L’IPFPC affirme que la réduction de cette capacité fait porter le risque sur les Canadien·nes.
L’IPFPC demande :
- l’arrêt des réductions d’effectifs;
- un examen public immédiat des décisions qui affaiblissent la capacité de salubrité alimentaire;
- la priorité accordée à l’expertise humaine plutôt qu’aux algorithmes.

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Pour de plus amples renseignements : Johanne Fillion, 613-883-4900 (cellulaire), jfillion@pipsc.ca
OTTAWA, le 5 février 2026 – Alors que les employé·es fédéraux sont confrontés à des suppressions d’emplois, à des réductions de programmes et à une incertitude permanente, le gouvernement fédéral s’apprête à imposer un nouveau mandat de retour au bureau (RAB). L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) demande au gouvernement d’expliquer pourquoi les employé·es sont contraints de retourner au bureau, malgré des années de rendement démontré et des preuves de la façon dont le travail à distance favorise le recrutement et le maintien en poste.
« Ce mandat n’a rien à voir avec le rendement, la collaboration ou le service aux Canadien·nes », déclare Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. « C’est une question d’apparence, imposée à une main-d’œuvre déjà confrontée à des licenciements, à des réductions budgétaires et à un lieu de travail déjà en proie au chaos. »
Lors d’une réunion avec l’IPFPC vendredi dernier, les représentant·es du Conseil du Trésor ont déclaré aux dirigeant·es syndicaux qu’ils/elles ne disposaient d’aucune information sur la date à laquelle un nouveau mandat de RAB serait annoncé ou sur ce qu’il impliquerait. Cette assurance est aujourd’hui en contradiction directe avec les actions du gouvernement.
« Soit les hauts fonctionnaires responsables de la politique relative à la main-d’œuvre ont été tenus dans l’ignorance, soit les représentant·es syndicaux n’ont pas été informés de la vérité. Dans les deux cas, cela n’inspire pas confiance », poursuit M. O’Reilly. « De plus, cette nouvelle directive contraste fortement avec les opinions exprimées publiquement par le premier ministre Mark Carney, qui a longuement écrit sur les avantages économiques, sociaux et en matière de rendement du travail à distance et flexible. »
Dans Value(s) (2021, pp. 613–614), M. Carney fait l’éloge de l’efficacité et des avantages humains du travail à distance, écrivant : « La transition entre la maison et le travail ne nécessite que quelques pas entre le lit et l’ordinateur… Je préfère ça. » Il a également souligné que la flexibilité et l’emploi axé sur les objectifs sont essentiels pour attirer et maintenir en poste une main-d’œuvre moderne.
Les employé·es fédéraux préféraient cela aussi.
Au cours des dernières années, les employé·es s fédéraux ont fourni des services cruciaux aux Canadien·nes tout en s’adaptant à des modèles de travail en constante évolution, souvent dans des conditions très difficiles. Aujourd’hui, au milieu des suppressions d’emplois et de programmes, on leur ordonne de retourner au bureau, malgré des années de rendement démontré, malgré les preuves concernant le recrutement et le maintien en poste, et malgré les arguments publiés par le premier ministre lui-même.
« Il est difficile de ne pas voir l’ironie de la situation », ajoute M. O’Reilly. « Le gouvernement abandonne les principes mêmes que son propre premier ministre a défendus. M. Carney utilise un ensemble de valeurs dans ses publications, et un autre dans la pratique. »
L’IPFPC demande au gouvernement de suspendre le nouveau mandat de RAB, de publier les preuves qui le justifient, et de dialoguer de manière constructive avec les fonctionnaires et les syndicats avant d’imposer une nouvelle décision prise au sommet qui ignore l’expérience vécue.
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