L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada
On parle de réaménagement des effectifs lorsque les services d’un·e ou de plusieurs employé·es nommés pour une durée indéterminée ne sont plus nécessaires. L'Institut est là pour veiller à ce que la procédure soit respectée et que nos membres soient pleinement soutenus.

Le 12 mars, le président de l’IPFPC, Sean O’Reilly, a participé à une séance du Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires (OGGO) dans le cadre de l’étude menée par ce dernier sur l’examen exhaustif des dépenses (EED) du gouvernement fédéral.

Visionner la séance du Comité

Cette séance a permis à l’IPFPC de communiquer directement l’expertise et les préoccupations de ses membres au Parlement, notamment les risques qu’entraînent les réductions liées à l’EED pour les capacités scientifiques, la sécurité des transports et d’autres systèmes essentiels dont dépend la population canadienne au quotidien.

« Ces experts et ces expertes veillent à ce que les systèmes essentiels dont dépend au quotidien la population canadienne fonctionnent correctement », expliquait Sean O’Reilly aux député·es.

Salubrité alimentaire et sécurité ferroviaire

Au cours de la séance, Sean O’Reilly a mis en avant les réductions qui touchent les scientifiques, les vétérinaires et les inspecteurs et inspectrices de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

« Des millions de familles canadiennes sont convaincues que les aliments qu’elles achètent pour nourrir leurs enfants sont sans danger. Lorsque cette confiance est trahie, les conséquences peuvent être désastreuses, affirme Sean O’Reilly. Des maladies d’origine alimentaire peuvent se propager avant que la contamination ne soit détectée. Des marchés d’exportation peuvent être fermés du jour au lendemain lorsque la confiance dans le système d’inspection d’un pays est ébranlée. »

Il a également fait part de ses inquiétudes concernant les réductions qui affectent le contrôle de la sécurité ferroviaire au sein de Transports Canada, où des ingénieur·es et des spécialistes techniques surveillent les infrastructures, les normes d’équipement et les pratiques d’exploitation sur l’un des plus grands réseaux ferroviaires au monde.

« La sécurité ferroviaire repose sur des professionnel·les qualifiés qui détectent les problèmes avant que des accidents ne se produisent », dit Sean O’Reilly au Comité.

La sous-traitance et ses répercussions sur les services sont remises en question

Les député·es ont également interrogé les témoins sur la question de savoir si une réduction de l’expertise interne combinée à une sous-traitance accrue pouvait nuire à la qualité et à la fiabilité des services publics.

Les dépenses fédérales consacrées aux services professionnels et spéciaux ont atteint des niveaux historiques, la sous-traitance ayant pratiquement doublé par rapport à son niveau antérieur à la pandémie.

Sean O’Reilly a averti les député·es qu’une réduction de l’expertise interne combinée à une dépendance accrue vis-à-vis des consultant·es risquait d’affaiblir les capacités à long terme de la fonction publique.

« Lorsque les capacités internes sont affaiblies, les gouvernements ont souvent recours à la sous-traitance pour combler ce manque, affirme-t-il. Les coupes qui suppriment cette expertise peuvent paraître efficaces sur papier. Cependant, lorsque l’expertise disparaît, les risques et les coûts finissent par arriver. »

Les député·es expriment leurs inquiétudes quant à l’expertise et à l’état de préparation

Au cours de la séance, des député·es ont demandé si la réduction des effectifs risquait d’affaiblir les capacités scientifiques et les services au public, au Canada.

Le député néo-démocrate Alexandre Boulerice a demandé si la réduction des postes scientifiques risquait de rendre le Canada moins bien préparé à faire face à de futures crises, telles que des pandémies. Pour sa part, la députée conservatrice Kelly Block craint que la réduction de l’expertise interne, conjuguée à une sous-traitance accrue, n’ait des répercussions sur les normes de service dans l’ensemble des programmes gouvernementaux.

En réponse aux questions des député·es, Sean O’Reilly a souligné à quel point il est difficile de reconstituer l’expertise perdue lorsque des professionnel·les expérimentés quittent la fonction publique.

« Lorsque des professionnel·les expérimentés quittent la fonction publique, cette expertise ne disparaît pas seulement d’un organigramme; elle disparaît du système. Il faut des années pour reconstituer ces capacités. »

Les preuves soumises au Comité

Dans le cadre de cette étude, l’IPFPC a présenté un mémoire détaillé soulignant les risques que représentent les réductions d’effectifs liées à l’EED pour les capacités scientifiques fédérales et d’autres systèmes essentiels.

Les documents présentés montrent comment les réductions affectent des domaines tels que la salubrité alimentaire, la préparation aux situations d’urgence, la sécurité des transports, la protection de l’environnement et le contrôle de la santé publique.

Lire le mémoire complet

Le mémoire met en garde contre le fait que des réductions d’effectifs d’une telle ampleur risquent de priver la fonction publique fédérale de décennies de savoir-faire institutionnel, affaiblissant ainsi la capacité du Canada à détecter et à prévenir les problèmes avant qu’ils ne s’aggravent.

L’étude parlementaire se poursuit

Le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires poursuivra son évaluation de l’examen exhaustif des dépenses au cours des prochaines semaines, à mesure que les ministères communiqueront davantage de détails sur les réductions prévues.

Sean O’Reilly a conclu son témoignage par une mise en garde contre les conséquences à long terme d’une réduction de l’expertise interne.

« En effet, lorsque l’expertise disparaît, les problèmes ne disparaissent pas pour autant, a-t-il expliqué au Comité. Ils ne font que se manifester plus tard, et ils sont alors beaucoup plus coûteux à régler. »

Murray Perrett est gestionnaire de pêche de zone au ministère des Pêches et des Océans du Canada, à Happy Valley-Goose Bay (Terre-Neuve). Il s’agit d’un rôle important dans une région où la pêche est non seulement un moteur économique majeur, mais aussi « le cœur et l’âme de la communauté ».

Il travaille dans le domaine de la gestion des ressources afin d’assurer le bon fonctionnement et la durabilité des pêcheries commerciales et récréatives. 

« Nous avons un très grand littoral à Terre-Neuve-et-Labrador, et mon travail consiste à veiller à ce qu’il y ait du poisson à pêcher pour les pêcheurs », explique-t-il.


L’industrie de la pêche touche presque tous les habitants de l’île, des équipages des bateaux aux travailleurs et travailleuses des usines de transformation du poisson, en passant par les communautés autochtones.

Une partie gratifiante du travail de Murray consiste à aider les communautés autochtones à obtenir des permis de pêche à des fins alimentaires, sociales et rituelles. Selon lui, l’accès à du poisson frais et local est crucial, étant donné le coût élevé des denrées alimentaires dans les régions nordiques reculées.

Bien qu’il passe la plupart de ses journées au bureau, ce qu’il préfère dans son travail, c’est aller à la rencontre des récoltants locaux.

« Je veux les écouter. Quelles sont leurs préoccupations? Où en est la pêche? C’est l’occasion de leur parler et de savoir ce qu’ils pensent. »

Happy Valley-Goose Bay est une petite ville et Murray est parfois interpellé par des membres de la communauté à l’extérieur du bureau pour répondre à des questions sur la pêche locale. 

« C’est ce qui est bien. Nous travaillons en collaboration avec les pêcheurs pour gérer la pêche ensemble, comme une seule équipe. Même si je suis un fonctionnaire du gouvernement du Canada, nous travaillons en équipe et j’aime beaucoup cela. »

Il est également un fier membre de l’IPFPC. Comme il est attaché à son travail et à sa communauté, il estime qu’il est essentiel d’avoir une représentation syndicale.

« Les fonctionnaires que nous avons travaillent très dur et sont fiers du travail qu’ils accomplissent — et c’est un travail important. J’aimerais simplement que le public voie davantage tout ce que nous avons fait en coulisses. »

Ce n’est pas toujours facile. Murray explique que ce travail peut être stressant car, en cas de problème, des moyens de subsistance sont en jeu.

Il arrive qu’un navire de pêche tombe en panne, ce qui entraîne une perte de revenus pour le pêcheur et sa famille. Il n’hésite pas à travailler en soirée pour leur trouver un nouveau bateau et les ramener sur l’eau le plus rapidement possible et en toute sécurité. 

Une fois, un capitaine est tombé malade à bord d’un bateau et a été évacué, laissant le bateau et son équipement sur l’eau. Murray a rapidement supervisé le processus d’obtention d’une licence de remplacement pour qu’il soit possible de prendre la relève, de poursuivre la pêche et de ramener le produit à terre.

La gestion des ressources nécessite une action rapide, mais aussi de la prévoyance afin de garantir que les ressources halieutiques du Canada profiteront aux générations futures.

« Il est important de veiller à ce que la pêche soit durable à l’avenir afin que ces communautés puissent continuer à prospérer », explique Murray.

« Le changement climatique (est) le grand point d’interrogation », ajoute-t-il. « Nos océans sont en train de changer, et nous voyons ici, au Labrador, des espèces qui n’ont jamais été présentes auparavant. »

Il cite le cas du crabe, une espèce traditionnellement pêchée dans les eaux froides et profondes. Le comportement des crabes change et ils rampent vers des eaux moins profondes pour atteindre le milieu froid qu’ils aiment. 

Lorsque les pêcheurs adaptent leurs pratiques, Murray est présent à chaque étape pour les aider à faire face aux changements.

Le soutien à la pêche est un véritable travail d’équipe. Murray partage un immeuble de bureaux avec d’autres fonctionnaires qui effectuent un travail essentiel dans les domaines des statistiques, de la science, de la conservation et de la protection. Le rythme est effréné et chaque jour peut apporter son lot de nouveaux défis.

Malgré les exigences de son travail, il trouve encore le temps de s’adonner à d’autres passions qui le rapprochent de sa communauté, comme l’agriculture. Il a transmis à ses deux enfants son enthousiasme pour les activités de plein air au Canada et espère que la beauté de leur littoral sera préservée pour les générations à venir

« Cette ressource appartient au Canada. Elle appartient à la population. Nous gérons cette pêcherie pour qu’elle soit durable et pour qu’il y ait toujours des poissons dans l’eau qui peuvent être récoltés de manière durable et qui seront là pour l’avenir. »

Murray croit en son travail ; il croit en la protection des ressources du Canada (nos océans, notre faune et notre flore) et des communautés qui sont au cœur de ces ressources. 

Ottawa, le 11 mars 2026 — Ce jeudi, Sean O’Reilly, président de l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), témoignera devant le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires (OGGO) de la Chambre des communes dans le cadre de son étude de l’examen exhaustif des dépenses du gouvernement fédéral.

Le chef syndical évoquera avec les membres du comité permanent la manière dont les réductions des dépenses fédérales et des effectifs affaibliront l’expertise interne du Canada et compromettront la prestation des services publics. Son témoignage soulignera les dangers d’une dépendance croissante par rapport à la sous-traitance et de la perte de capacités scientifiques et techniques dans l’ensemble du gouvernement.

QUOI : Comparution devant le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires (OGGO) de la Chambre des communes pour son étude de l’examen exhaustif des dépenses

: Chambre des communes, Pièce 125-B, édifice de l’Ouest, Ottawa (ON) et webdiffusion de la Chambre des communes – Parl-Vu à https://parlvu.parl.gc.ca/Harmony/fr/PowerBrowser/PowerBrowserV2?fk=13387431)

QUAND : Le jeudi 12 mars 2026, de midi à 13 h (HE)

QUI :

  • Sean O’Reilly, président de l’IPFPC et
  • Christine Poirier, gestionnaire, Bureau de la politique nationale de l'IPFPC

L’IPFPC représente plus de 85 000 professionnel·les de la fonction publique partout au pays, dont la plupart sont employés par le gouvernement fédéral. Suivez-nous sur Facebook, sur X (anciennement connu sous le nom de « Twitter ») et sur Instagram.

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Source : Johanne Fillion, 613-883-4900 (cellulaire), jfillion@pipsc.ca

Le texte d’opinion suivant du président de l’Institut, Sean O’Reilly, a été publié en février dernier dans le journal Les Affaires.

LES IDÉES DES AFFAIRES  --- Alors que l’instabilité règne dans les relations avec les États-Unis, le premier ministre Mark Carney a clairement défini la voie à suivre: réduire la dépendance du Canada envers les États-Unis et augmenter les exportations à l’extérieur des États-Unis de 50% dans la décennie à venir.

Cet objectif est ambitieux et nécessaire, mais il repose sur une hypothèse cruciale, celle que le Canada dispose des infrastructures publiques nécessaires pour gagner et conserver la confiance des marchés mondiaux. À l’heure actuelle, ces fondations sont fragiles.

Les coupes budgétaires imposées à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) menacent l’un des atouts commerciaux les plus précieux du pays, c’est-à-dire la confiance dans notre système de sécurité alimentaire et de santé animale. En cette période où la crédibilité et la rapidité sont primordiales, le Canada réduit les capacités du système qui sous-tend l’accès à près de 200 marchés internationaux.

L’économie agroalimentaire du Canada représente 100G$ par an. Le budget d’environ 1G$ de l’ACIA protège cet écosystème, ce qui en fait un investissement au rendement extraordinaire. Toutefois, les compressions budgétaires mettent cet écosystème en péril en supprimant plus d’un million d’heures d’inspection, de surveillance et d’expertise scientifique chaque année.

Plutôt que de réduire la bureaucratie, on supprime les postes des spécialistes qui empêchent les maladies de se propager avant que les frontières ne soient fermées.

Les partenaires commerciaux ne se contentent pas de croire sur parole un pays qui affirme que ses animaux, ses végétaux ou ses aliments sont sûrs. En effet, les épidémiologistes vétérinaires, la surveillance des maladies et des insectes vecteurs et l’analyse des risques sont des exigences commerciales fondamentales.

La suppression de cette expertise augmente le risque que des maladies non détectées entrent au Canada et compromet l’accès aux marchés d’exportation en mettant à pied les spécialistes mêmes qui contribuent à maintenir ces marchés ouverts.

Imaginez une épidémie d’une maladie comme la fièvre catarrhale du mouton, la peste porcine africaine ou même un seul cas de fièvre aphteuse sans surveillance nationale adéquate en place. Le Canada pourrait perdre son statut d’exportateur du jour au lendemain, ce qui aurait des conséquences désastreuses pour des secteurs d’activité entiers.

Sans vétérinaires pour enquêter, contenir les maladies et certifier l’état sanitaire, les épidémies se propagent plus rapidement, les marchés restent fermés plus longtemps et les pertes s’accumulent. Le risque de propagation des maladies zoonotiques à la population humaine augmente également. 

Le plan de réduction proposé ne prévoit aucune mesure pour gérer ces risques.

On présume qu’une équipe réduite de spécialistes peut, d’une certaine façon, en faire plus avec moins, ce qui est impossible dans un système déjà poussé au-delà de ses limites. Les effectifs de l’ACIA sont restés stables pendant une décennie, alors que la charge de travail a augmenté. Le Canada manque déjà de vétérinaires pour inspecter les camions d’exportation avant leur départ. Le système fonctionnant sans redondance, de nouvelles compressions risquent de supprimer complètement la marge de sécurité.

L’expertise requise n’est ni abondante ni remplaçable. Comme les épidémiologistes vétérinaires se font rares au Canada et qu’il n’y en a que quelques dizaines dans le monde, nous ne pouvons pas nous permettre de les perdre. Les universités et le secteur privé ne maintiennent pas de systèmes de surveillance nationaux, et ce n’est pas de leur ressort. Si l’ACIA perd ses capacités, le travail ne sera pas «rationalisé»: il s’arrêtera.

La diversification des échanges commerciaux vers des marchés autres que les États-Unis ne fera qu’accroître la pression sur laquelle l’ACIA est confrontée. Les négociateurs commerciaux du Canada ne peuvent pas se passer de la surveillance, des données et des contrôles de l’ACIA pour accéder à de nouveaux marchés. Chaque partenaire commercial impose des exigences particulières en matière de santé animale pour les produits que l’ACIA réglemente pour l’exportation. Pour faire des échanges commerciaux, le Canada doit être en mesure de démontrer sa conformité. 

Si un partenaire commercial exige une surveillance accrue (par exemple, pour la fièvre catarrhale ovine chez les insectes vecteurs) et que le Canada n’a plus cette capacité, le pays perd son accès au marché et les producteurs en subiront les conséquences. L’élargissement de l’accès aux marchés est impossible si les pays importateurs ne maintiennent pas leur confiance dans les systèmes d’inspection de l’ACIA. De ce fait, l’économie canadienne devient plus dépendante des États-Unis, et non moins

Une surveillance rigoureuse n’est pas un luxe, mais bien la solution la moins coûteuse aux interdictions d’exportation et aux urgences de santé publique évitables. À un moment où le Canada souhaite renforcer sa résilience, sa souveraineté économique et son indépendance par rapport à un marché hégémonique, l’affaiblissement de l’ACIA est irresponsable, tout à fait inutile, et met en péril des milliards de dollars d’échanges commerciaux.

Pendant 15 années consécutives, l'Islande s'est classée au premier rang mondial en matière d'égalité des sexes. Le Canada se classe au 36e rang.

Cet écart représente plus qu'un simple chiffre. Il reflète les personnes qui accèdent à des postes de direction, celles qui assument des tâches non rémunérées et celles dont les contributions économiques sont sous-évaluées.

Au Canada, les femmes représentent près de la moitié de la main-d'œuvre, mais n'occupent que 29 % des postes de direction. Les femmes gagnent 87 cents pour chaque dollar gagné par les hommes et déclarent consacrer 4 à 8 heures supplémentaires par semaine aux soins non rémunérés aux enfants et aux adultes.

Nous savons que la promotion de l'égalité entre les hommes et les femmes pourrait ajouter 150 milliards de dollars au PIB du Canada. Les arguments en faveur du changement ne sont pas purement abstraits. Ils sont de nature économique, sociale et urgente.

L'Islande montre ce qui est possible lorsque l'égalité est traitée comme une priorité nationale, soutenue par des politiques, une attente culturelle et un engagement public durable.

À l'occasion de la Journée internationale des femmes, participez à une conversation avec Eliza Reid, autrice de best-sellers, ancienne première dame d'Islande et ardente défenseure de l'égalité des sexes. Nous verrons comment l'Islande a réalisé des progrès mesurables et ce qu'il faudrait pour que le Canada fasse de même.

Quand : Mardi 10 mars à 13 h (HE)

Lieu : Sur Zoom

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Inscrivez-vous dès maintenant.

Les participant·es au webinaire auront la chance de gagner l'un des 25 exemplaires du dernier livre d'Eliza Reid, The First Lady Next Door.

Si vous avez des questions, veuillez nous contacter à bienmieuxensemble@ipfpc.ca.

Dépassons le stade de la reconnaissance du fossé et commençons à discuter de la manière de le combler.

En tant que syndicalistes et professionnel·les de la fonction publique, nous sommes confrontés à plusieurs menaces graves. Des milliers de professionnel·les de la fonction publique ont déjà reçu des lettres de RE, y compris ceux et celles qui travaillent dans des services essentiels qui auront un impact direct sur les Canadien·nes. Ces réductions menacent la stabilité de nos communautés, la qualité de vie que nous nous efforçons de protéger et l’avenir même de la fonction publique.

Nous nous opposons à ces décisions à courte vue. La semaine dernière, nous avons organisé un événement pour mettre en lumière les coupes dangereuses qui touchent les inspecteur·rices d’aliments de l’ACIA, et les conséquences que ces coupes pourraient avoir sur toute la population canadienne. Mais nous devons maintenir la pression sur plusieurs fronts, et nous avons besoin de votre aide.

La vérité, c’est que ces actions sont justifiées par le fait que beaucoup trop de gens, y compris les député·es, ne comprennent pas bien le travail que nous faisons. C’est pourquoi il est temps de rendre notre travail visible.

Nous nous opposons à ces décisions à courte vue. En mars prochain, l’IPFPC lancera sa première semaine régionale de lobbyisme afin que les membres comme vous puissent entrer en contact avec votre député·e, faire part de vos expériences et contribuer à faire comprendre le travail vital que nous accomplissons.

Nous recherchons des membres partout au Canada qui sont prêts à rencontrer leurs député·es et à leur expliquer comment ces réductions mettent les Canadien·nes en danger et comment les mandats de RAB aggraveront la situation. Pouvez-vous nous aider?

Dates de lobbyisme
: Du 30 mars au 2 avril

S’inscrire ici

Vous n’avez pas besoin d’une expérience préalable en matière de lobbyisme ou de défense d’intérêts : nous vous soutenons en vous offrant toute la formation et l’assistance dont vous aurez besoin.

Une fois que vous vous serez inscrit·e, nous vous donnerons des détails et vous inviterons à participer à l’une de nos séances de formation obligatoires virtuelles sur le lobbyisme. Des questions? N’hésitez pas à nous contacter à tout moment à relations_gouv@ipfpc.ca.

Les travailleuses et travailleurs de la fonction publique sont l’épine dorsale de ce pays. Nous nous sommes toujours montrés à la hauteur des Canadien·nes; maintenant, nous devons nous montrer à la hauteur les un·es des autres.

Élevons nos voix, ensemble et en toute solidarité, car lorsque l’on supprime des expert·es, le risque augmente. Les réductions d’aujourd’hui engendreront les crises de demain.

Ottawa, le 23 février 2026 — Dix ans après le lancement du système de paye Phénix, l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) avertit que la crise n’est pas terminée et que des échecs similaires pourraient se reproduire si le gouvernement fédéral ne reconstruit pas l’expertise interne.

Aujourd’hui, l’Institut a publié son rapport intitulé Phénix : 10 ans d’échecs, qui examine les raisons de la défaillance du système, la persistance de problèmes graves et ce que l’expérience révèle sur la manière dont les systèmes gouvernementaux complexes sont mis en œuvre.

« Dix ans après le lancement de Phénix, le système ne parvient toujours pas à délivrer correctement les chèques de paye des fonctionnaires, indique Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. Cela signifie que les contribuables financent les efforts de stabilisation tout en payant pour la construction d’un système de remplacement. »

Le rapport prévient également que les mesures de réaménagement des effectifs, notamment la retraite anticipée, l’échange de postes et les licenciements, devraient accroître considérablement le volume et la complexité des transactions salariales.

« Sans une stabilisation et des ressources supplémentaires, l’afflux de réaménagements d’effectifs risque de générer de nouvelles erreurs et d’augmenter l’arriéré de manière exponentielle », déclare M. O’Reilly.

Depuis 2017, le gouvernement fédéral a dépensé près de 5 milliards de dollars pour répondre aux défaillances liées à Phénix. En décembre 2025, environ 238 000 erreurs ou changements de paye restaient en suspens, près de la moitié datant de plus d’un an. Le système continue de recevoir environ 117 000 nouvelles transactions par mois, dont plus des trois quarts nécessitent un traitement manuel.

IBM, le développeur initial du système, a reçu plus de 650 millions de dollars en paiements totaux, provenant d’un contrat initial de 5,7 millions de dollars qui a été modifié et élargi à plusieurs reprises.

Des inquiétudes concernant la capacité en personnel, la préparation du système et le rythme de mise en œuvre ont été soulevées avant la mise en service de Phénix. Le vérificateur général a confirmé par la suite que ces avertissements n’avaient pas été pris en compte.

« Avant le lancement de Phénix, plus de 1 200 conseillers en rémunération expérimentés ont été éliminés, les services ont été centralisés, la surveillance a été affaiblie et les risques documentés ont été ignorés, poursuit Sean O’Reilly. Lorsque le système a commencé à flancher, l’expertise nécessaire pour le réparer n’était plus là. »

L’IPFPC soulève des préoccupations similaires concernant des tendances plus générales au sein du gouvernement. Alors que les ministères réduisent leur personnel interne par le biais du réaménagement des effectifs, le recours aux sous-traitants externes continue de croître. Les dépenses publiques en sous-traitance de professionnels devraient atteindre 26,1 milliards de dollars cette année, soit près du double des sommes dépensées avant la pandémie. Le passage de l’expertise interne à la sous-traitance compte au nombre des conditions qui ont contribué à l’échec de Phénix.

« Phénix a montré ce qui se passe lorsque les capacités internes sont affaiblies et que des systèmes complexes sont fournis sans une expertise interne suffisante, d’ajouter M. O’Reilly. Lorsque le service de la paye a fait défaut, les dégâts ont été en grande partie limités à la fonction publique. Si des défaillances similaires se produisent dans les systèmes de versement des pensions ou des prestations, des millions de gens en subiraient les conséquences. »

L’Institut demande au gouvernement fédéral d’agir en prenant les mesures suivantes :

  • Signer un renouvellement de l’accord sur les dommages et intérêts pour les employé·es touchés depuis le 31 mars 2020.
  • Fournir toutes les ressources nécessaires au Centre des services de paye de Miramichi avant que les pressions liées au réaménagement des effectifs ne s’intensifient.
  • Conserver l’expertise interne en matière de paye et de TI jusqu’à ce que les systèmes de remplacement fassent preuve d’une stabilité durable
  • Réduire la dépendance à l’égard de la sous-traitance et reconstituer les capacités internes.

« La modernisation nécessite une expertise. On ne peut pas se débarrasser des gens qui comprennent le système et s'attendre à ce qu’il fonctionne. Il faut des experts pour faire fonctionner un pays », de conclure M. O’Reilly.

L’IPFPC représente plus de 85 000 professionnel·les de la fonction publique partout au pays, dont la plupart sont employés par le gouvernement fédéral. Suivez-nous sur Facebook, sur X (anciennement connu sous le nom de « Twitter ») et sur Instagram.

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Source: Johanne Fillion, 613-883-4900 (cellulaire), jfillion@pipsc.ca ou Justin Vossenberg, 613-612-8313 (cellulaire), jvossenberg@pipsc.ca

 

Il y a dix ans, le gouvernement fédéral a lancé le système de paye Phénix. Il a été présenté comme un effort de modernisation qui permettrait d’économiser de l’argent et de rendre le gouvernement plus efficace.

Au lieu de cela, il est devenu l’un des échecs administratifs les plus préjudiciables de l’histoire récente du Canada.

Le nouveau rapport de l’Institut, intitulé Phénix : 10 ans d’échecs examine comment ça s’est produit, pourquoi la crise se poursuit et ce qu’elle nous apprend sur la manière dont les systèmes gouvernementaux complexes sont mis en œuvre aujourd’hui.

Depuis 2017, le gouvernement fédéral a dépensé près de 5 milliards de dollars pour répondre aux défaillances liées à Phénix. Près de 350 millions de dollars ont déjà été dépensés pour son remplacement. À la fin de l’année 2025, environ 238 000 opérations de paiement étaient encore en suspens. Pour des milliers de fonctionnaires, les conséquences se sont traduites par un stress financier, de l’incertitude et des années de perturbation.

Phénix n’a pas échoué parce que la paye est intrinsèquement ingérable. Il a échoué parce que l’expertise interne a été réduite avant que le système ne soit prêt. Environ 1 200 postes de conseiller·ères du service de la paye expérimentés ont été supprimés avant le lancement. Les services ont été centralisés. La surveillance a été réduite. On n’a pas cherché à atténuer les risques documentés.

Lorsque des problèmes sont apparus, la capacité interne à les corriger avait déjà été démantelée.

Des inquiétudes concernant la capacité en personnel, la préparation du système et le rythme de mise en œuvre ont été soulevées avant la mise en service de Phénix. Le vérificateur général a confirmé par la suite que ces avertissements n’avaient pas été pris en compte.

La leçon tirée de Phénix ne se limite pas à la paye. C’est aussi une question de capacité.

Il s’agit de savoir ce qui se passe lorsque les gouvernements réduisent l’expertise nécessaire pour gérer la complexité à grande échelle, et lorsque les connaissances institutionnelles à long terme sont remplacées par des contrats et des externalisations à court terme. Il faut savoir ce qui se passe lorsque la réduction des coûts est confondue avec l’efficacité.

Aujourd’hui, des pressions similaires s’exercent sur l’ensemble du gouvernement. Les capacités internes se réduisent sans cesse que la dépendance à l’égard des fournisseurs externes s’accroît. Dans le même temps, des systèmes numériques à grande échelle sont développés pour fournir des pensions, des prestations et d’autres services dont dépendent des millions de Canadiens et Canadiennes.

Lorsque le service de la paye a fait défaut, les dégâts ont été en grande partie limités à la fonction publique. Si des défaillances similaires se produisent dans les systèmes destinés au grand public, les conséquences seraient beaucoup plus graves.

Il faut des experts pour diriger un pays. Il faut des fonctionnaires expérimentés pour concevoir, superviser et stabiliser les systèmes sur lesquels compte la population.

Phénix ne doit pas être considéré comme un chapitre clos de l’histoire administrative.

C’est un avertissement.

Lisez le rapport complet

Le Canada ne peut se permettre de répéter cette erreur.

Ottawa, 19 février 2026 — L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) a déposé une plainte pour pratique déloyale de travail auprès de la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral. La plainte fait suite à la décision du gouvernement fédéral d’imposer un nouveau mandat de retour au bureau alors même que des négociations collectives sont en cours.

La plainte conteste la décision du gouvernement de modifier les conditions de travail en plein milieu des négociations — une décision qui touche directement des milliers de membres de l’IPFPC et sape le processus de négociation.

Outre la plainte pour pratique déloyale de travail, l’Institut a déposé un grief de principe contestant la modification unilatérale par le Bureau du dirigeant principal des ressources humaines de l’Orientation concernant la présence prescrite au lieu de travail, qui accroît de 3 à 4 le nombre de jours de présence obligatoire au bureau par semaine d’ici le 6 juillet 2026.

« Le gouvernement est tenu de négocier de bonne foi, » déclare Sean O’Reilly, président de l’Institut. « Le fait d’imposer des changements importants sur le lieu de travail en plein milieu des négociations, sans consultation, porte atteinte à cette obligation et aux droits de nos membres. »

Le travail à distance et les pratiques modernes sur le lieu de travail sont au cœur des priorités des négociations. 

L’IPFPC maintient que l’annonce a été faite sans consultation appropriée et qu’elle est incompatible avec l’esprit et l’intention de la lettre d’accord existante qu’il a conclue avec le Conseil du Trésor du Canada concernant le télétravail.

La directive sur le retour au bureau fait suite à d’autres décisions unilatérales prises récemment par le gouvernement fédéral, notamment l’absence de consultations sérieuses sur les mesures d’adaptation de la main-d’œuvre.

« Des relations de travail saines dépendent de la stabilité et du respect du processus de négociation, » ajoute Sean O’Reilly. « Nos membres méritent que leurs conditions de travail soient négociées, et non dictées. »

Aucune preuve n’a été présentée publiquement pour justifier la prolongation du nombre de jours passés au bureau.

Des négociations sont en cours pour la majorité des membres de l’Institut concernés par cette décision, y compris des propositions relatives au travail à distance et aux pratiques modernes sur le lieu de travail.

« Il faut des experts pour diriger un pays, » conclut M. O’Reilly. « Les politiques qui rendent plus difficiles l’attraction et la rétention de ces experts affaiblissent en fin de compte les services dont dépend le public. »

L’Institut continuera à défendre les droits de négociation de ses membres devant le Conseil et à la table de négociation; il fera publiquement le point au fur et à mesure de l’avancement des procédures.

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Source : Johanne Fillion, 613-883-4900 (cellulaire), jfillion@pipsc.ca