L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada

Les contrats McKinsey : la pointe de l’iceberg de la sous-traitance

Le 30 janvier 2023, Jennifer Carr, présidente de l’Institut, accompagnée de Jordan McAuley, notre spécialiste de la sous-traitance, a témoigné devant le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires (OGGO) de la Chambre des communes au sujet des contrats désormais tristement célèbres accordés par le gouvernement fédéral à la société McKinsey.

Cela fait suite à sa comparution devant le même comité en octobre dernier — preuve que l’Institut est désormais reconnu comme le principal expert concernant la sous-traitance dans la fonction publique fédérale.

Au cours des dernières années, nous avons toujours livré le même message, étayé par des recherches très poussées : la sous-traitance a une incidence sur la sécurité des systèmes de TI du gouvernement, entraîne une hausse des coûts et une baisse de la qualité des services offerts au public, une diminution de la transparence et de la responsabilisation, ainsi que la perte de connaissances et de compétences institutionnelles. La sous-traitance nuit à la capacité du gouvernement de recruter les professionnel·le·s dont il a besoin.

Si le gouvernement actuel est sur la sellette sur cette question, le problème n’est pas nouveau. Les gouvernements précédents, toutes tendances confondues, ont investi des sommes toujours plus importantes dans la sous-traitance. McKinsey n’est que le dernier exemple en date.

Des années de dépenses incontrôlées en matière de consultants ont abouti à la création d’une fonction publique fantôme fonctionnant parallèlement aux effectifs du gouvernement. Cette fonction publique fantôme suit ses propres règles : les sous-traitants ne sont pas embauchés selon le mérite, la représentativité, l’équité ou la transparence; les restrictions budgétaires et le gel des embauches ne les affectent pas; et ils n’ont aucune responsabilité à l’égard de la population.

Et les contribuables doivent savoir comment leur argent est dépensé et ce que coûte vraiment ce manque de vision. C’est dans ce contexte que les contrats de McKinsey doivent être examinés.

Le gouvernement doit mettre à jour ses politiques de dotation en personnel et rendre l’embauche plus rapide et plus efficace. Il doit investir dans l’expertise interne. Il ne fait aucun doute qu’il serait bien plus rentable d’investir dans une solution permanente et entièrement financée par le secteur public pour assurer la prestation de services rentables et de grande qualité.


12 février 2018
Le 6 février 2018, la présidente de l’Institut, Debi Daviau, a dirigé une délégation d’une douzaine de membres de l’Institut sur la Colline du Parlement d’Ottawa, dans le cadre de la Journée de lobbying annuelle du Congrès du travail du Canada (CTC).

9 février 2018
Le 5 février 2018 Les 55 syndicats représentés au sein du Conseil canadien du Congrès du travail du Canada (CTC) reconnaissent unanimement que lorsqu’un des affiliés du CTC se fait attaquer, c’est notre mouvement entier qui se fait attaquer.

2 février 2018
Le 29 janvier 2018, Debi Daviau, présidente de l’IPFPC, a rencontré pour la première fois la ministre du Revenu, Diane Lebouthillier, dans les locaux de l’Agence du revenu du Canada, à Ottawa.

1 février 2018
J’ai récemment écrit au président du Conseil du Trésor, Scott Brison, pour exprimer ma déception après avoir été informée que le gouvernement ne sera probablement pas en mesure de traiter les demandes relatives aux paiements en trop signalées avant la date limite du 19 janvier 2018.

22 janvier 2018
La nouvelle de la décision du plus grand syndicat du secteur privé au Canada, Unifor, de se désaffilier du Congrès du travail du Canada (CTC) en a surpris plus d'un.

12 janvier 2018
Nous avons appris que vous êtes nombreux à tenter de signaler des trop-perçus avant la date limite du 19 janvier 2018 sans pouvoir joindre le personnel du Centre des services de paye parce que la ligne est occupée ou qu’on vous met en attente pendant très longtemps.