Négociations du groupe TI avec le Secrétariat du Conseil du Trésor - Discours d’ouverture
Bonjour à nos homologues qui représentent notre employeur à la table de négociation. Je tiens d’abord à ce que vous sachiez que mes propos s’adressent ici à notre employeur, et non à vous personnellement.
De nos jours, il n’est pas facile d’être un professionnel de la fonction publique. Il suffit de penser au récent mandat de retour au bureau de quatre jours par semaine imposé aux travailleuses et travailleurs fédéraux, décrété sans consultation syndicale, en pleine négociation avec plusieurs unités, et alors même que les conditions d’emploi sont censées être gelées. C’est tout un affront, et nos membres s’attendent à ce que nous nous opposions à ce mandat irréfléchi et malavisé avec la plus grande fermeté.
Comment un mandat de quatre jours peut-il fonctionner? Celui de trois jours démontre déjà clairement qu’il n’y a pas assez d’espace, les travailleuses et les travailleurs ayant du mal à trouver un bureau.
Mais encore faut-il qu’ils réussissent d’abord à se rendre à leur lieu de travail. À Ottawa, c’est toute la fonction publique qui est en proie aux déboires des transports en commun, les forçant à des déplacements souvent cauchemardesques.
Tout cela est imposé au beau milieu d’une vague de licenciements et de coupes budgétaires dans la fonction publique, générant stress et anxiété chez des travailleuses et travailleurs déjà aux prises avec la hausse du coût de la vie et un employeur qui leur manque de respect, luttant contre le recours excessif aux sous-traitants et à une intelligence artificielle menaçant de leur arracher leur emploi, et contre un gouvernement qui sert les intérêts des entreprises plutôt que le public qu’il représente.
Oui, les temps sont durs pour les fonctionnaires. C’est difficile, mais nous persévérons, et continuons à travailler parce que nous sommes de fiers fonctionnaires animés d’un sens du devoir et du service envers les Canadiennes et les Canadiens. Nous sommes des professionnels et nous croyons que le travail que nous faisons améliore la vie de nos semblables. Les décisions et les agissements de notre employeur mettent en péril cette loyauté et ces valeurs, et nos membres frustrés. Ils sont frustrés, blessés, en colère, et se tournent vers le syndicat pour obtenir de l’aide. Ils nous demandent de les aider à accéder raisonnablement au télétravail, de les protéger contre la sous-traitance et l’intelligence artificielle. Ils demandent la sécurité, car personne ne veut vivre dans la crainte de perdre son emploi. Ils veulent être protégés contre le harcèlement sur le lieu de travail – tous les types de harcèlement – et ils veulent que ces protections, y compris celles liées au réaménagement des effectifs, soient enchâssées dans la convention collective afin qu’elles ne puissent pas être supprimées arbitrairement. Nos membres veulent un employeur qui soutient leur développement de carrière et leur offre la formation nécessaire pour exceller et progresser. Ils veulent un employeur qui prend au sérieux leur santé et leur sécurité sur le lieu de travail, qui reconnaît leurs contributions et qui leur témoigne sa reconnaissance en leur versant des salaires équivalents à ceux des autres professionnels des secteurs public et privé. Nos membres demandent à l’équipe de négociation de se battre pour ces objectifs et c’est bien là notre mission.
Nous savons que si nous travaillons ensemble de bonne foi, nous pouvons négocier une convention collective équitable et progressiste. Les progrès que nous avons accomplis jusqu’à présent en témoignent – les efforts que le groupe TI et l’employeur ont déployés conjointement pour assurer le succès de la mise en œuvre du Fonds de formation de la collectivité des TI sont un bon exemple de ce que notre collaboration, empreinte de confiance et de respect, peut permettre de réaliser. C’est la promesse que nous vous faisons : négocier au nom de nos membres afin d’obtenir la meilleure convention collective possible en négociant avec vous en toute bonne foi, dans le respect et l’équité. Nous vous remercions de votre travail acharné et de votre engagement à parvenir à une entente avec le groupe TI.
Cordialement,
Robert Scott, Président du groupe et agent de négociation

