OTTAWA (Ontario), le 5 novembre 2026 — Le budget fédéral présenté aujourd’hui promet un Canada plus fort et plus résilient, tout en continuant de réduire les effectifs spécialisés de la fonction publique nécessaires à la réalisation de cet objectif, met en garde l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC).
« Nous appuyons l’ambition de bâtir un Canada plus fort », déclare Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. Mais le gouvernement ne peut concrétiser cette ambition sans les experts et les expertes de la fonction publique qui transforment les plans en résultats concrets tout en protégeant la population tout au long du processus. Réduire les effectifs de ces experts tout en promettant d’en recruter davantage met en péril tant la prestation des services que la sécurité publique. »
Pour tenir ces nouveaux engagements, il faut pouvoir compter sur l’expertise des scientifiques capables d’évaluer les risques liés aux projets, de protéger les données sensibles et de préparer les collectivités à faire face aux situations d’urgence. Sans effectifs et ressources en nombre suffisant, les retards s’accumulent, la qualité des services en pâtit et les problèmes évitables deviennent plus coûteux.
Cet avertissement fait suite à une déclaration publiée hier par le Comité sénatorial des finances nationales et vient s’ajouter aux préoccupations croissantes du Parlement quant aux conséquences des compressions budgétaires du gouvernement et à la question de savoir si les ministères disposent des ressources nécessaires pour fournir les services.
« C’est le deuxième comité parlementaire à exprimer ses préoccupations au sujet des compressions budgétaires du gouvernement », ajoute Sean O’Reilly. « Le gouvernement doit cesser de faire des compressions d’abord et de poser des questions après. Il doit faire une pause, évaluer correctement les conséquences et veiller à ce que ce ne soit pas les Canadien·nes qui en fassent les frais. »
Pendant ce temps, les dépenses gouvernementales consacrées aux consultants privés continuent de battre des records. Selon les prévisions budgétaires principales et supplémentaires du gouvernement, les dépenses prévues en matière de sous-traitance s’élèvent cette année à 27,1 milliards de dollars, dépassant ainsi le record atteint l’année dernière. Malgré des promesses répétées de freiner le recours à la sous-traitance, les dépenses continuent d’augmenter.
« Le gouvernement ne cesse de promettre de réduire le recours à la sous-traitance, mais tout ce que les contribuables obtiennent, ce sont des factures plus élevées », estime le président de l’IPFPC. Ils se débarrassent de leurs propres experts, puis paient un supplément pour les réembaucher. Ce n’est pas de l’efficacité, c’est du gaspillage. »
L’IPFPC demande au gouvernement de concrétiser ses engagements au moyen de plans de main-d’œuvre crédibles, d’investir dans l’expertise scientifique et technique, et de suspendre toute nouvelle réduction jusqu’à ce que les répercussions sur les services et la sécurité publique aient été évaluées et rendues publiques.
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Source : Relations avec les médias de l’IPFPC, media@pipsc.ca