RAB4 : Notre défense des intérêts, vos droits et les prochaines étapes

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Lisez la mise à jour du président de l'IPFPC, Sean O'Reilly, sur le RAB4
Publié | Dernière mise à jour il y a 12 minutes

 Lisez la mise à jour du président de l’IPFPC, Sean O’Reilly, sur le RAB4.

À l’approche de la mise en œuvre, le 6 juillet, du mandat de retour au bureau (RAB) quatre jours par semaine, je sais que beaucoup d’entre vous sont frustrés, déçus et en colère face à la situation actuelle.

Je le suis moi aussi. 

Ce n’est pas le résultat que beaucoup d’entre nous espéraient, et je comprends que l’on se demande si tout a été mis en œuvre pour l’éviter. Je tiens à faire preuve de transparence sur ce que nous avons accompli et sur les points sur lesquels nous n’avons pas réussi à faire bouger l’employeur.

Dès le début, nous nous sommes opposés à un mandat universel de retour au bureau et avons plaidé en faveur d’une approche axée sur une présence justifiée par des besoins opérationnels. Ce principe a guidé notre travail sur toutes les voies disponibles.

Nous avons contesté le mandat de manière directe et officielle.

Par la voie légale, nous avons déposé des griefs de principe concernant les RAB3 et RAB4, déposé une plainte de pratique déloyale de travail et porté l’affaire devant la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral. Ces initiatives actives et officielles visent à responsabiliser l’employeur et à offrir de meilleures perspectives pour les membres.

Nous nous sommes efforcés d’exercer une pression publique et politique.

Nous avons fait valoir notre point de vue directement auprès des ministres, des député·es et des hauts fonctionnaires afin qu’ils/elles adoptent une approche davantage fondée sur des données probantes, tout en maintenant cette question au centre de l’attention nationale grâce à des centaines d’entrevues avec les médias, de déclarations, d’articles d’opinion et de reportages. Associés à la mobilisation des membres et à une action coordonnée avec d’autres syndicats, ces efforts ont permis d’exercer une pression constante sur l’employeur.

Nous avons constitué la base de données probantes.

Les équipes de recherche, de consultation et d’élaboration des politiques de l’IPFPC suivent la mise en œuvre du RAB dans l’ensemble des ministères et en documentent les répercussions concrètes. Ces données probantes renforcent notre défense des intérêts, soutiennent nos efforts sur les plans juridiques et de négociation, et nous aident à continuer de faire pression sur l’employeur au plus haut niveau, tout en démontrant pourquoi une présence justifiée constitue la meilleure approche pour les travailleur·ses, les services publics et les Canadien·nes.

Nous avons apporté notre soutien à nos membres sur le terrain.

Nos agent·es des relations du travail (ART) continuent de travailler en étroite collaboration avec les membres sur les ententes de télétravail, les demandes de mesures d’adaptation, les préoccupations en matière de santé et de sécurité, ainsi que les obstacles sur le lieu de travail liés au RAB. Si vous rencontrez des difficultés liées au RAB, veuillez contacter votre délégué·e syndical·e afin que nous puissions vous aider.

Malgré ces efforts, nous n’avons pas réussi à mettre fin au RAB, mais cela ne signifie pas pour autant que la lutte est terminée.
L’IPFPC continuera à contester cette politique par toutes les voies juridiques, de négociation, publiques et politiques.

À l’avenir, c’est autour de la table de négociation que nous aurons les meilleures chances de réaliser des progrès significatifs en matière de RAB. Notre réussite dépendra de nous tous et toutes. Nous encourageons chaque membre à participer au processus de négociation et à soutenir son équipe de négociation au cours des semaines et des mois à venir.

Chaque questionnaire rempli, chaque réunion à laquelle vous participez et chaque appel à l’action auquel vous répondez renforce notre voix collective, et notre capacité à négocier des protections plus solides pour l’ensemble de nos membres.

Merci de continuer à rester unis.