Déclaration pour les médias : Le Canada ne peut pas renforcer sa résilience face aux feux de forêt tout en réduisant les effectifs d’expert·es qui y travaillent

Published | Last updated il y a 2 heures
Le 9 juillet, le gouvernement fédéral a fait le point sur l’aggravation de la situation liée aux feux incontrôlés dans tout le pays et s’est engagé à agir de toute urgence pour protéger la population canadienne. Pourtant, en même temps, il supprime les postes des scientifiques et des expert·es techniques du secteur public dont le travail rend possible la prévention des feux de forêt et le travail de préparation nécessaire.
Publié | Dernière mise à jour il y a 2 heures

Ottawa (ONTARIO), le mercredi 15  juillet 2026 – Le 9 juillet, le gouvernement fédéral a fait le point sur l’aggravation de la situation liée aux feux incontrôlés dans tout le pays et s’est engagé à agir de toute urgence pour protéger la population canadienne. Pourtant, en même temps, il supprime les postes des scientifiques et des expert·es techniques du secteur public dont le travail rend possible la prévention des feux de forêt et le travail de préparation nécessaire.

« Le gouvernement met en garde la population canadienne contre la menace croissante des feux de forêt tout en réduisant les effectifs des expert·es qui nous aident à comprendre cette menace, à l’anticiper et à nous y préparer », déclare Stéphanie Fréchette, vice-présidente de l’IPFPC. Ce n’est pas là une planification responsable; il s’agit plutôt d’une décision précipitée et imprudente qui rendra les collectivités moins bien préparées. »

Les scientifiques fédéraux du Centre canadien de cartographie et d’observation de la Terre dressent les cartes des feux de forêt et des catastrophes, cartes qui sont utilisées par les gouvernements et les intervenant·es lors des mesures d’urgence. Les expert·es du Service canadien des forêts étudient l’évolution des risques de feux de forêt et aident les communautés à s’adapter à un climat plus chaud et plus sec. Le Service canadien des forêts a également mis au point la Méthode de l’indice Forêt-Météo (IFM), jalon désormais utilisé dans le monde entier pour évaluer le risque d’incendie et étayer les alertes destinées à la population.

« Le financement des avions bombardiers d’eau et des interventions d’urgence est vital, mais les interventions ne peuvent se substituer à la prévention », affirme Stéphanie Fréchette. Le feu incontrôlé le moins coûteux et le moins dangereux est celui auquel une collectivité est préparée. »

Lors de son point presse du 9 juillet sur la saison des feux de forêt au Canada, le gouvernement indiquait que 3 137 incendies de forêt ont déjà fait rage à travers le pays. Sur les 796 incendies toujours actifs, 60 n’étaient toujours pas maîtrisés, et plus de 1,4 million d’hectares avaient brûlé.

Les Premières Nations et les collectivités du Nord sont exposées à des risques particulièrement graves. Le gouvernement a indiqué que quatre des cinq collectivités des Premières Nations sont situées dans des zones à haut risque de feux de forêt et que plus de 4 100 personnes issues de 17 Premières Nations ont déjà été évacuées, cette année.

« Si le gouvernement souhaite réellement protéger les collectivités, il doit investir dans les expert·es qui identifient les risques avant que ceux-ci ne se transforment en catastrophes », ajoute Stéphanie Fréchette. La population canadienne compte sur les scientifiques du secteur public bien avant que la première équipe d’incendie soit déployée. Voilà pourquoi les coupes d’aujourd’hui se transforment en crises auxquelles nous serons confrontés demain. »

L’expertise publique du Canada en matière de feux de forêt protège les communautés depuis des générations. Dans les années 1960, des scientifiques du Service canadien des forêts ont mis au point l’Indice Forêt-Météo, un système d’évaluation du risque d’incendie qui est aujourd’hui utilisé dans le monde entier. Le Canada a contribué à établir la norme internationale en matière de préparation aux feux de forêt. « Le monde entier compte sur des systèmes de surveillance des feux de forêt mis au point par des scientifiques canadiens travaillant dans le secteur public, alors que le Canada réduit ses capacités scientifiques sur son propre territoire », déplore Stéphanie Fréchette. Réduire les budgets consacrés à la science publique n’est pas une mesure de planification prudente; il s’agit plutôt d’une décision imprudente qui nous coûtera plus cher lorsque la prochaine situation d’urgence se présentera. »

Puisque le changement climatique accroît la fréquence, la gravité et l’étendue des feux de forêt, le Canada devrait renforcer ses capacités scientifiques publiques, et non les réduire. Si le gouvernement souhaite réellement protéger la population canadienne, il doit cesser d’affaiblir l’expertise dont dépend cette protection.

L’IPFPC représente plus de 80 000 professionnel·les du secteur public à travers le pays, dont la plupart sont employés par le gouvernement fédéral. Suivez-nous sur Facebook, Bluesky et Instagram.

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Source : Relations avec les médias de l’IPFPC, media@pipsc.ca

Plus de feux incontrôlés, moins d'expert(e)s pour protéger la population Canadienne.