Afin de garantir que l’IPFPC puisse soutenir ses membres lors des futures négociations collectives, le Conseil d’administration a décidé d’apporter une contribution de plusieurs millions de dollars au fonds de grève du syndicat. La somme exacte sera déterminée une fois que les résultats financiers de fin d’exercice auront été confirmés en août. Ce montant viendra s’ajouter à la contribution d’un million de dollars que l’IPFPC y a versée l’année dernière.
« C’est une décision importante qui reflète la gravité de la situation », déclare Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. « L’IPFPC se présentera toujours à la table des négociations, prêt à trouver des solutions. Par contre, nous ne demanderons pas à nos membres d’aborder cette ronde sans être préparés. »
À l’échelle de la fonction publique fédérale, les membres de l’IPFPC sont confrontés à des suppressions d’emplois, à des mandats arbitraires de retour au bureau, au recours croissant à la sous-traitance auprès du secteur privé et à une pression constante pour en faire plus avec de moins en moins de ressources. Dans l’ensemble, ces pressions devraient faire de cette ronde de négociations l’une des plus difficiles de ces dernières années.
Parmi les membres de l’IPFPC figurent des scientifiques, des chercheur·ses, des informaticien·nes, des vérificateur·rices, des analystes, des ingénieur·es, des professionnel·les de la santé, des spécialistes en approvisionnement et d’autres expert·es qui sont à l’origine des systèmes sur lesquels les Canadiennes et Canadiens comptent au quotidien, qu’il s’agisse de la salubrité alimentaire, de la préparation aux situations d’urgence, de la cybersécurité ou de la lutte contre les maladies. Bon nombre d’entre eux/elles seront présents à la table des négociations dans les mois à venir, notamment le groupe Sciences appliquées et examen des brevets (Groupe SP), dont les membres ont récemment choisi la voie de la conciliation/grève plutôt que l’arbitrage.
« Aucun syndicat ne souhaite avoir recours à son fonds de grève, mais ce dernier existe pour une raison bien précise : il s’agit d’une mesure de dernier recours lorsqu’un employeur refuse de négocier une convention équitable », explique M. O’Reilly. « Si le gouvernement fédéral souhaite avoir des services publics stables et fiables, il doit respecter les personnes qui les fournissent. »
En renforçant dès maintenant son fonds de grève, l’IPFPC envoie un message clair au gouvernement : ses membres sont prêts à négocier de bonne foi, mais ils/elles sont également prêts à tout mettre en œuvre pour obtenir des salaires équitables et défendre des conditions de travail décentes et les services publics dont dépend la population.
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Source: media@pipsc.ca