ATTENDU QUE l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (l’Institut) est engagé envers les principes d’équité, de transparence et de responsabilité dans toutes ses opérations, ses relations internes et ses structures de gouvernance, et que le mandat de l’Institut est de fournir une représentation de la plus haute qualité aux membres, collectivement et individuellement, notamment en agissant avec honnêteté et équité;
ATTENDU QUE chaque membre du Conseil d’administration doit organiser ses affaires personnelles de manière à préserver la confiance envers l’intégrité, l’objectivité et l’impartialité de l’Institut, et doit éviter non seulement les conflits d’intérêts réels, mais
aussi l’apparence de conflit, et que la Politique de l’Institut sur les conflits d’intérêts fournit des orientations et des directives pour faire face aux conflits d’intérêts réels ou perçus pour le Conseil d’administration de l’Institut;
ATTENDU QUE l’IPFPC dispose actuellement d’une Politique de règlement des différends et de discipline (« PRDD ») qui comprend des procédures pour résoudre les différends entre les membres et pour traiter les allégations d’inconduite, et que cette politique a été adoptée avec l’intention clairement énoncée « de dépolitiser le processus en retirant les plaintes du Comité exécutif et du Conseil d’administration »;
ATTENDU QUE l’Institut favorise également le règlement des différends par le dialogue, la coopération, le respect et la compréhension, notamment par le biais d’interventions informelles, d’encadrement, de médiation, de discussions facilitées et d’autres moyens non contradictoires;
ATTENDU QUE les procédures internes existantes, bien qu’utiles, ne offrent pas toujours aux membres une voie impartiale et confidentielle pour exprimer leurs préoccupations concernant le fonctionnement même de l’Institut, y compris les décisions prises par le personnel, les représentants élus ou les comités, d’une manière distincte des processus officiels de plainte et de discipline;
ATTENDU QUE de nombreuses organisations syndicales, organismes professionnels et institutions du secteur public au Canada et à l’échelle internationale ont mis en place des bureaux d’ombuds indépendants afin d’offrir une tribune impartiale, confidentielle et accessible pour répondre aux préoccupations soulevées par les membres concernant les actions ou les inactions de l’organisation; et
ATTENDU QUE la Déclaration de principes éthiques du Forum des ombudsman canadiens (FOC) établit qu’un ombuds doit être tenu aux normes les plus élevées d’indépendance, d’impartialité, d’équité, de confidentialité et de crédibilité, et doit
respecter les valeurs de justice, d’équité, de respect, d’empathie, d’honnêteté, de rigueur et de transparence;
IL EST PAR CONSÉQUENT RÉSOLU QUE l’Institut, dans son budget d’exploitation, réserve les fonds nécessaires pour créer et maintenir un poste permanent d’Ombuds au sein de son personnel. Le mandat et les responsabilités de ce poste seront déterminés en accord avec les procédures de dotation actuelles.
Services juridiques : Article 13.2.1 des Statuts : L’AGA a pour fonctions de définir les orientations stratégiques et d’adopter le budget de l’Institut (article 14.1.9 des Statuts).
Cette motion va plus loin et touche au fonctionnement même de l’Institut en instituant un ombudsman au sein du personnel et en allouant des fonds dont le montant n’est pas précisé, qui devront être affectés d’ici l’AGA 2027.
La Loi canadienne sur les organisations à but non lucratif confie la gestion des affaires de la société au Conseil d’administration (voir également l’article 15.2.1 des Statuts). Cette motion ne laisse apparemment aucune marge d’appréciation au Conseil d’administration pour déterminer si ce poste est financièrement viable. Comment cela s’inscrit-il dans le plan de dotation en personnel et comment cela sera-t-il financé?
Cette motion est difficile à concilier avec la Loi canadienne sur les organisations à but non lucratif et avec nos Statuts.
Du point de vue de la gouvernance, il serait préférable que la motion charge le Conseil d’administration d’intégrer le poste d’ombudsman dans le plan de dotation en personnel et d’élaborer une proposition budgétaire qui serait présentée lors de la prochaine AGA.
Finances : Le coût de ce poste, en supposant qu’il s’agisse d’un poste de niveau G10, serait de 225 000 à 250 000 $, ce montant comprenant le salaire, les avantages sociaux, etc.
SCM : Pas de commentaire