L’IPFPC continue de s’opposer à l’escalade des mandats de retour au bureau (RAB) imposés par le gouvernement fédéral.
À la suite de l’exigence initiale de trois jours par semaine au bureau (en vigueur depuis le 9 septembre 2024), le gouvernement a annoncé le 5 février 2026 que les cadres seraient tenus de travailler sur place cinq jours par semaine à compter du 4 mai 2026, et que tous les autres employé·es admissibles devraient être présent·es sur place quatre jours par semaine à compter du 6 juillet 2026. Des employeurs et organismes distincts ont adopté des politiques de RAB similaires, bien que les dates de mise en œuvre puissent varier. Ces changements ont été apportés sans consultation véritable des syndicats, ne sont pas étayés par des preuves et ne tiennent pas compte de la situation individuelle des fonctionnaires fédéraux.
Nous continuons à plaider en faveur d’une politique de retour au lieu de travail sécuritaire et flexible pour l’ensemble des membres, qui met l’accent sur la présence justifiée et qui respecte les besoins et les contributions de tous les professionnel·les de la fonction publique.
Depuis cette annonce, l’IPFPC a pris des mesures en déposant des griefs de principe, notamment un pour chaque groupe de l’administration publique centrale au SCT, le groupe VFS à l’ARC, nos trois groupes à l’ACIA et le groupe REC/ONÉ. Ces griefs de principe contestent la décision de l’employeur et son manque de consultation. Outre ces griefs de principe, nous avons déposé des plaintes pour pratique déloyale de travail contre le SCT et l’ARC, contestant la directive de quatre jours de février 2026, imposée sans consultation pendant des négociations actives. Nous sommes unis dans notre lutte pour l’abrogation de cette escalade des mandats de RAB – ensemble, nous continuerons à construire un avenir professionnel qui nous convienne à tous et à toutes.
Depuis l’annonce de février 2026, nous avons envoyé aux membres un sondage sur le RAB afin de recueillir des informations cruciales sur leurs expériences quotidiennes. Les résultats mettent en évidence des défis importants pour nos membres sur le plan de la productivité, du coût de la vie, de l’équilibre travail-vie personnelle et des temps de déplacement, avec peu d’améliorations sur le plan de la collaboration et de la culture en milieu de travail.
Nous avons précédemment lancé une campagne épistolaire aux député·es et à la présidente du Conseil du Trésor, Anita Anand, qui a donné lieu à l’envoi de plus de 9 000 lettres. Nous continuons de soutenir cette action et nous avons plus que jamais besoin que vous vous fassiez entendre! Le sondage et la campagne épistolaire nationale demeurent accessibles et nous invitons les membres de l’IPFPC à y participer.
En 2024, nous avons contraint Anita Anand à rompre le silence sur ce mandat absurde lors d’un déjeuner public du maire à Ottawa, lorsqu’elle a « exhorté les gestionnaires à faire preuve de souplesse en matière de régimes de télétravail » — cela n’aurait pas été possible sans la pression soutenue des travailleurs et travailleuses syndiqués.Nous continuons de participer à des actions coordonnées avec l’AFPC, l’ACEP et l’ACAF, y compris des piquets d’information tenus en avril, mai et juin 2026. Veuillez consulter la page Nouvelles et annonces pour connaître les efforts de défense des intérêts en cours, y compris les piquets d’information, rassemblements et événements à venir.