OTTAWA, le 25 août 2026 – Alors que les familles se préparent à renvoyer leurs enfants à l’école, le syndicat représentant bon nombre d’expert·es canadiens en salubrité alimentaire met en garde contre le fait que les coupes fédérales affaiblissent le système qui empêche les aliments dangereux de se retrouver dans les rayons des épiceries et dans les boîtes à lunch.
Aujourd’hui, au marché By d’Ottawa, l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) a présenté des boîtes à lunch remplies d’aliments récemment rappelés, afin de mettre en avant les scientifiques, les vétérinaires, les inspecteur·rices et les autres expert·es qui identifient les risques, enquêtent sur les épidémies et contribuent à empêcher que des aliments dangereux ne parviennent aux familles.
Plus de 1 300 employé·es de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) ont été touchés par les réductions d’effectifs. L’ACIA supprime 587 postes, dont 504 représentés par l’IPFPC. Cela équivaut à plus d’un million d’heures de capacité scientifique et technique chaque année.
« Chaque produit rappelé dans ces boîtes à lunch prouve que les risques liés à la salubrité alimentaire sont bien réels et que des expert·es œuvrent en coulisses pour protéger nos familles », a déclaré Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. « Ce sont justement ces personnes-là qui sont touchées par des suppressions d’effectifs. »
Ces réductions interviennent alors que l’ACIA prévoit également de fermer son laboratoire de Longueuil, le centre national de référence et de recherche sur les allergènes alimentaires, et de transférer ces activités ailleurs.
« Pour les parents d’enfants souffrant d’allergies alimentaires graves, il ne s’agit pas d’un débat abstrait sur les dépenses publiques », a déclaré M. O’Reilly. « Ils doivent avoir l’assurance que les aliments qu’ils mettent dans la boîte à lunch sont sécuritaires. »
L’IPFPC demande au gouvernement fédéral d’agir en prenant les mesures suivantes :
- Protéger et renforcer l’expertise scientifique sur laquelle comptent les familles;
- Fonder les décisions relatives à l’effectif sur des données probantes, la transparence et les risques pour la population, et non sur des cibles arbitraires;
- Mettre fin aux coupes supplémentaires menées sans stratégie claire, et publier une évaluation publique des risques ainsi qu’un plan de gestion des effectifs avant de supprimer d’autres postes scientifiques ou techniques.
« Les familles ne devraient pas avoir à découvrir les conséquences de ces coupes après le prochain rappel ou la prochaine épidémie mortelle », a déclaré M. O’Reilly. « Les réductions d’aujourd’hui engendreront les crises de demain. Il faut des spécialistes pour assurer la sécurité du Canada. »
L’IPFPC représente plus de 80 000 professionnel·les de la fonction publique partout au pays, dont la plupart sont employés par le gouvernement fédéral. Suivez-nous sur Facebook, sur Bluesky et sur Instagram.
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Pour de plus amples renseignements : Relations avec les médias de l’IPFPC, media@pipsc.ca