OTTAWA (Ontario), le 5 août 2026 — Alors que les catastrophes climatiques s’intensifient partout au Canada, des professionnel·les de la fonction publique fédérale se sont rassemblés à l’escalier face à la rue York, le long de la promenade Sussex, pour avertir que les compressions budgétaires imposées par le gouvernement à la fonction publique compromettent la capacité du Canada à se préparer et à réagir aux situations d’urgence ainsi qu’à les prévenir.
Au cours de cet événement organisé à l’heure du dîner, des images superposées mettaient en contraste les étés emblématiques du Canada d’autrefois avec la réalité actuelle, marquée par les inondations et les feux de forêt. Les affiches invitent les voyageur·ses à réfléchir à ce que le Canada perd lorsque les capacités scientifiques publiques sont réduites.
« Le rapport du gouvernement lui-même a clairement indiqué que le risque de feux de forêt augmente partout au pays », déclare Sean O’Reilly, président de l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC). « Ce qu’il n’expliquait pas, c’est pourquoi on réduit les ressources et le personnel spécialisés dans la surveillance des inondations, la recherche sur les incidents météorologiques violents, la cartographie des feux de forêt, les alertes d’urgence et la résilience climatique. »
Parmi les personnes touchées par ces compressions, on compte des spécialistes responsables de cartographier les feux de forêt et les inondations, de surveiller la qualité de l’air, d’étudier les menaces qui pèsent sur les forêts du Canada et d’améliorer les prévisions météorologiques relatives aux événements climatiques violents. Parmi les autres compressions, on trouve la Radio-météo 24/7, un système d’alerte d’urgence alimenté par batterie essentiel pour les collectivités nordiques, les régions éloignées et les communautés autochtones, qui subissent elles aussi des répercussions climatiques disproportionnées.
« L’année dernière, le sous-ministre d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) avait averti qu’on ne pouvait plus réduire sans nuire au mandat fondamental du ministère », ajoute Sean O’Reilly. « Ça aurait dû être un avertissement, pas une feuille de route. »
Selon l’IPFPC, les Canadien·nes méritent d’être clairement informés des travaux scientifiques qui ne seront plus menés, de l’expertise qui sera perdue et des risques que le gouvernement engendre par ses décisions en matière d’effectifs.
« La résilience climatique ne se construit pas durant une conférence de presse d’urgence. Elle se construit jour après jour, au fil des années, grâce au travail des spécialistes qui sont à l’œuvre bien avant qu’une catastrophe ne survienne », poursuit le président de l’IPFPC. « Les Canadien·nes ne devraient pas avoir à découvrir les conséquences de ces compressions lors de la prochaine situation d’urgence. Ils/elles méritent d’en comprendre les risques dès maintenant. »
Lors de ce rassemblement, des scientifiques fédéraux et d’autres membres de l’IPFPC distribueront des dépliants sur le travail crucial qui aide le Canada à se préparer aux catastrophes avant qu’elles ne se produisent.
« Il est temps que le gouvernement fédéral protège l’expertise sur laquelle comptent les Canadien·nes, une expertise sur laquelle le gouvernement fonde ses décisions en matière d’effectifs sur des données probantes et l’évaluation des risques pour la population, et non sur des cibles budgétaires arbitraires », explique M. O’Reilly. « Il doit également publier une évaluation des risques pour la population avant de procéder à d’autres réductions des capacités scientifiques et techniques. »
L’Institut représente plus de 80 000 professionnel·les du secteur public un peu partout au pays, dont la plupart sont employés par le gouvernement fédéral. Suivez-nous sur Facebook, sur Bluesky et sur Instagram.
-30-
Source : Relations avec les médias, media@pipsc.ca