Bien que nous ayons un commissaire à la protection de la vie privée, nous avons besoin d’une protection particulière contre l’utilisation de l’IA pour surveiller les citoyen·nes et les travailleur·ses et pour contrôler les données générées par l’IA. Les employé·es et les citoyen·nes doivent donner un consentement éclairé à l’utilisation de l’IA, être informés de toute utilisation de l’IA par les gouvernements ou les employeurs et avoir le droit de refuser l’utilisation de mécanismes de surveillance basés sur l’IA. De plus, les citoyen·nes et les employé·es doivent avoir le droit d’informer l’autorité de réglementation de l’IA, et ce, sans subir de conséquences professionnelles ou autres, des activités liées à l’IA qui leur portent préjudice.
La protection de l’emploi dans le domaine de l’IA doit être enchâssée dans un nouveau projet de loi
Les employé·es touchés par l’IA doivent :
1) être avertis adéquatement du moment de la mise en œuvre de l’IA dans leur lieu de travail (préavis d’au moins 180 jours) ainsi que des résultats de l’évaluation des conséquences de cette mise en œuvre;
2) être avertis si une évaluation algorithmique est utilisée pour gérer leurs emplois et, le cas échéant, être informés de la façon dont elle l’est;
3) avoir accès à des formations professionnelles et bénéficier d’un financement pour celles-ci, afin de pouvoir s’adapter à l’utilisation de l’IA dans leurs emplois actuels;
4) bénéficier d’une protection garantie contre les licenciements potentiels liés à l’IA, laquelle doit comprendre ce qui suit :
– le droit à des formations pour accéder à de nouveaux débouchés;
– le financement d’éventuels déménagements vers de nouveaux lieux de travail dans une autre partie du pays;
– si aucune des solutions ci-dessus ne fonctionne, les travailleurs et travailleuses licenciés doivent avoir accès à de meilleurs programmes d’assurance-emploi et de retraite, qui devront peut-être être accélérés pour les travailleurs et travailleuses proches de l’âge de la retraite.
Droits de négociation collective en matière d’IA
Les travailleurs et travailleuses et leurs syndicats doivent avoir le droit de négocier les questions relatives à l’IA dans leurs conventions collectives. L’utilisation de l’IA ne peut être considérée comme un droit de gestion exclusif.