RAPPORT DE LA VICE-PRÉSIDENTE NORMA DOMEY
Présenté à la 101e assemblée générale annuelle
Bonjour,
Avec de nombreux défis à relever et de nombreuses occasions de vous servir, c’est vraiment inspirant et intéressant pour moi de vous servir en tant que vice-présidente à temps plein de l’Institut. Je suis honorée de cette possibilité que vous m’avez donnée de travailler en votre nom et je continue de me battre pour VOUS!
J’aimerais remercier les membres, mes collègues et les employés de l’Institut qui m’ont accordé leur soutien au cours de la dernière année.
Dans le rapport qui suit, j’ai essayé d’inclure les faits saillants de mon allocution sur l’« état du syndicat » liés à mes responsabilités :
Une grande famille syndicale
Science
Comité de mise en œuvre de l’intégrité scientifique
Comité consultatif des sciences
Les femmes en science
Élection fédérale
Caucus des employés fédéraux noirs
Mise en œuvre de normes de santé psychologique
Négociations avec le personnel de l’Institut
Coordination avec le Congrès du travail du Canada (CTC)
Comité consultatif des femmes du CTC
Vous trouverez plus de détails sur ces questions dans mes rapports et mes notes d’information présentés au Comité exécutif et au Conseil d’administration ou je vous invite à me communiquer directement vos questions et préoccupations à norma@pipsc.ca
Je sais que mon rapport ne sera plus à jour lorsque vous le lirez, mais au moment où j’écris ces lignes, il est question d’élections surprises qui pourraient être tenues le 21 octobre 2020, et l’Institut et ses membres pourraient du coup être confrontés à une nouvelle réalité. Cela dit, nous devrons relever bon nombre des mêmes défis pour nos membres et le public canadien.
Peu importe qui formera le nouveau gouvernement et qui nos membres éliront comme nouveaux dirigeants, je demeure engagée à aider l’Institut à travailler au nom de nos membres pour promouvoir des lieux de travail sains et restaurer une fonction publique fédérale dont nous pouvons tous être fiers!
En toute solidarité,
Norma
Climat actuel
Afin de bien informer nos membres de la situation actuelle, commençons tout d’abord par poser un regard sur le Discours du Trône de 2020, et sur les principales annonces qui ont eu des répercussions directes sur notre syndicat, qui représente plus de 20 000 scientifiques de la fonction publique…
Le 23 septembre 2020, la gouverneure générale, Julie Payette, a prononcé un Discours du Trône particulièrement important, qui présentait les priorités et les projets du gouvernement pour les mois critiques à venir, et bon nombre d’énoncés revêtaient une grande importance pour nos membres et tous les Canadiens. Voici quelques faits saillants :
- On y dit expressément que l’heure n’est pas à l’austérité.
De la musique à nos oreilles! Avec la pandémie, le Canada a plus que jamais besoin d’un gouvernement et d’une fonction publique solides et fiables. Nous souhaitons ainsi sensibiliser le public et le gouvernement canadien à l’importance de la science publique afin de nous assurer d’un soutien continu à nos travaux dans le contexte de la crise de la COVID-19.
Nous mettrons en valeur nos scientifiques de tout le pays par des photos et des témoignages sur le site Web de I’Institut et sur les médias sociaux. Nous reconnaîtrons ainsi la force dont vous faites preuve non seulement face à la crise, mais aussi depuis de nombreuses années.
Par ailleurs, nous tenons à nous assurer que la diversité de nos membres est bien représentée. Nous vous avons invités à prendre contact avec les travailleurs de vos réseaux — en particulier les personnes qui s’identifient comme Autochtones, Noirs et personnes racialisées, LGBTQ2+ ou personnes handicapées — et à les appeler à mieux faire connaître leurs histoires remarquables.
- L’infrastructure informatique du gouvernement sera modernisée.
Il faut absolument que le gouvernement mette à niveau ses systèmes informatiques désuets, et l’Institut préconise depuis longtemps que cela se fasse le plus tôt possible, mais aussi correctement. Le désastreux système de paye Phénix symbolise irréfutablement les nombreuses défaillances technologiques du gouvernement de la dernière décennie. L’externalisation massive des mégaprojets vers le secteur privé n’a produit que des échecs coûteux. Confions plutôt le travail à nos professionnels du service public; ils le feront bien et à moindre coût.
- Le gouvernement dit vouloir être agile et prêt pour ce qui l’attend.
Les fonctionnaires ont récemment montré à quel point ils étaient à la hauteur à ce chapitre en mettant en place rapidement et efficacement la PCU. Ce n’est pas le moment de bousculer la fonction publique et de sabrer les programmes dont les Canadiens et Canadiennes ont besoin, et les ressources humaines qui les fournissent.
- Le gouvernement prévoit lutter contre le racisme systémique.
Il se dit déterminé à accroître la diversité et la représentation dans le recrutement, les nominations et le développement du leadership dans la fonction publique.
C’est une nouvelle positive, mais nous devons reconnaître qu’il y a encore du travail à faire.
5. Le gouvernement prendra des mesures sur les services de garde d’enfants.
Nous sommes heureux de voir qu’il accorde plus d’attention à cette question, qui touche un si grand nombre de nos membres. Cette pandémie montre clairement que les femmes et les familles canadiennes ont besoin de services de garde d’enfants fiables, de qualité et abordables.
- Le gouvernement souhaite limiter les déductions pour option d’achat d’actions — l’une des échappatoires fiscales les plus courantes — et à s’attaquer à l’évitement de l’impôt sur les sociétés par les géants du numérique. Le gouvernement prévoit également mettre en place un système de production automatisée des déclarations d’impôt pour les déclarations simples. Les vérificateurs pourraient ainsi concentrer leurs efforts sur les grandes sociétés et les particuliers qui fraudent l’impôt, ce qui profiterait à tous les Canadiens et Canadiennes. L’Institut plaide depuis longtemps en faveur de ces mesures indispensables, qui sont d’ailleurs abordées dans la récente enquête du groupe VFS concernant l’impact des nouvelles technologies logicielles sur les emplois de nos membres.
- Dans son plan d’action, le gouvernement promet de mener un combat contre la pandémie guidé par la science et jusqu’à ce qu’un vaccin efficace et sécuritaire soit disponible.
Données de 2018-2019 et 2019-2020 fournies par Statistique Canada : Les dépenses fédérales pour la science et la technologie des principaux ministères et organismes représentent 12 259 et 12 709 millions de dollars respectivement, pour ce qui est des dépenses totales en activités de recherche et de développement scientifiques.
Cependant, pour surmonter une pandémie, il faut compter sur le travail et la détermination de chaque palier de gouvernement, de chaque collectivité et de chacun d’entre nous. On ne choisit pas quand les épreuves s’abattent sur nous, mais ici, au Canada, nous avons choisi la manière de les surmonter. Nous nous sommes adaptés de manières remarquables, et avons fait notre part. Nous avons changé nos habitudes, reporté nos projets, adopté le télétravail et avons dû complètement réinventer notre travail, tout cela, en prenant soin les uns des autres.
Nous sommes immensément redevables à ceux qui ont servi et qui servent encore en première ligne, au personnel de la santé et aux travailleurs essentiels, aux femmes et aux hommes en uniforme, aux bénévoles et aux dirigeants, partout au pays. Nous avons vécu de grandes souffrances et nous pleurons les personnes qui ont perdu la vie. Nous faisons confiance à la science pour mener le combat jusqu’à ce qu’un vaccin efficace et sécuritaire soit disponible.
L’accent mis par le discours du Trône de 2020 sur tant d’enjeux importants pour nos membres montre que nos efforts et notre travail avec nos partenaires portent leurs fruits! Tout cela pour dire que le Discours du Trône, c’est un pas dans la bonne direction, même s’il reste beaucoup à faire!
En sa qualité de syndicat représentant plus de 20 000 scientifiques de la fonction publique, l’Institut est prêt à apporter son aide.
Climat pendant mon rapport de 2019
Les budgets, c’est une affaire de choix. Même si le budget 2018 prévoyait un nouvel investissement de 1,7 milliard de dollars en recherche scientifique, les scientifiques fédéraux ne s’étaient pas réjouis trop vite, car une grande partie de l’argent attribué se voulait une réponse directe aux constatations de l’Examen du soutien fédéral aux sciences, qui n’ont tenu aucunement compte de la science publique et de son bassin de talents scientifiques. Notre gouvernement a bien continué au cours des trois dernières années à réduire la pénurie de main-d’œuvre scientifique causée par les vagues de réduction du gouvernement antérieur, rétablissant ainsi 1 500 postes de scientifiques, d’ingénieurs et de chercheurs fédéraux. Cependant, encore une fois, le Budget 2019-2020 n’est pas différent du budget précédent sur le plan des investissements dans la science publique. Les dépenses en R et D des scientifiques du gouvernement ont diminué de 891 millions de dollars par rapport à 2010-11, soit à l’époque du gouvernement Harper. Dans son Budget 2019, le gouvernement a choisi de continuer de sous-financer la science publique au Canada.
Songez à certains des besoins les plus fondamentaux de notre population et de notre économie. Nous comptons sur les scientifiques de la fonction publique pour assurer la salubrité de l’eau que nous buvons, des aliments que nous consommons, de l’air que nous respirons. Nos collectivités doivent désormais composer avec les changements climatiques, et on ne peut assez insister sur l’importance de la capacité scientifique de la fonction publique. Et pourtant, à quelques exceptions près, la recherche fondamentale et la science réglementaire gouvernementale sont pratiquement absentes du Budget 2019.
L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), Santé Canada et Transport Canada obtiennent au total 219,1 millions de dollars sur cinq ans pour le guide de réglementation consolidé, même si l’annonce demeure vague. De nouveaux processus comportant la numérisation du travail et des normes de réglementation de l’ACIA pourraient avoir des répercussions sur le travail de nos scientifiques spécialisés dans la salubrité des aliments. Il faudrait les consulter à l’égard de ces changements afin que le service important qu’ils offrent aux Canadiens et Canadiennes ne soit pas perturbé.
Une autre lueur d’espoir est l’établissement d’un nouveau Fonds scientifique stratégique, prévu pour 2022-2023, après de longues consultations avec des organismes tiers de recherche et de science non gouvernementale. L’engagement reste vulnérable aux résultats des prochaines élections. Si le gouvernement va de l’avant avec son programme de financement stratégique au cours des prochaines années, les scientifiques de la fonction publique devraient être au centre de ces consultations.
Qu’il s’agisse de R et D ou de réglementation fondée sur la science, l’Institut est d’avis que les Canadiens doivent avoir un meilleur accès à la science publique. La tendance dangereuse vers un sous-financement de la science publique devrait et peut être renversée. La conseillère scientifique en chef doit mettre au point des paramètres pour évaluer la capacité scientifique du gouvernement et faire rapport sur cette capacité.
La grande famille de l’Institut
L’Institut veut s’assurer de servir TOUS ses membres… pas seulement ceux des régions centrales. À cette fin, l’initiative Une grande famille est née et on m’a demandé de me rendre dans les endroits les plus éloignés et les moins fréquentés du Canada pour établir des liens avec nos membres. Malheureusement, la pandémie a mis un frein à ces projets. L’année dernière, nous avons :
- travaillé avec nos collègues du CA à la promotion de l’initiative Une grande famille;
- participé à des activités, des présentations ou autres interventions dans le cadre de cette initiative ou dirigé de telles activités;
- et présenté des rapports sur les résultats de ces activités.
Science
Nous pouvons être très fiers du leadership montré par l’Institut dans le mouvement syndical pour contrer et, en grande partie, renverser les effets des attaques acharnées que le gouvernement Harper a menées contre la fonction publique du Canada.
Principalement, dans le secteur de la science, nous soulignons :
- l’embauche d’environ 1500 scientifiques du gouvernement pour remplacer ceux qui ont été mis en disponibilité à la suite de compressions dans l’infrastructure scientifique publique du Canada;
- l’enchâssement dans la convention collective de nos membres scientifiques de la liberté de parler de leurs travaux;
- l’adoption et la mise en œuvre de politiques et de lignes directrices en matière d’intégrité scientifique dans les ministères et organismes fédéraux;
- l’établissement d’un réseau de conseillers scientifiques :
Sarah Gallagher conseillère scientifique du président Agence spatiale canadienne (ASC)
Shawn Marshall conseiller scientifique ministériel Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
Pascal Michel conseiller scientifique principal Agence de la santé publique du Canada (ASPC)
Vik Pant scientifique principal et conseiller scientifique en chef Ressources naturelles Canada
Paul Snelgrove conseiller scientifique ministériel ministère des Pêches et océans (MPO)
Cara Tannenbaum conseillère scientifique ministérielle Santé Canada (SC)
Danial Wayner conseiller scientifique ministériel Conseil national de recherches du Canada (CNRC)
Dernier appel à l’action – #ShutDownSTEM – manifestation (marche et grève) en soutien à #BlackLivesMatter :
Les professionnels scientifiques de l’Institut agissent contre le racisme – Le 10 juin 2020, Norma Domey, vice-présidente de l’institut et présidente du Comité consultatif des sciences (CCS), a orchestré nos efforts de mobilisation sur #ShutDownAcademia et #shutdownSTEM, un projet élaboré par une coalition multi-identitaire et intersectionnelle composée de professionnels et d’universitaires en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM) qui agissent pour la vie des Noir(e)s.
Ce jour-là, des milliers de professionnels et d’universitaires du secteur des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM) ont cessé de travailler pour observer 8 minutes et 46 secondes de silence contre le racisme, et ce, dans le monde entier.
La vice-présidente Domey et le Comité consultatif des sciences ont ensuite tenu une conversation éclairée avec des professionnels des sciences de tout le pays sur la condition des Noir(e)s au Canada. Elle a notamment déclaré : « Nous ne pouvons plus rester les bras croisés. Le racisme systémique doit être combattu et dénoncé sur-le-champ, et à titre d’allié(e)s, votre aide nous est précieuse. Éradiquer le racisme nécessite un effort collectif. »
Les membres de l’Institut peuvent contribuer à la lutte contre le racisme de plusieurs façons :
- demander des comptes aux dirigeants élus de tous les paliers de gouvernement et veiller à ce qu’ils agissent pour le bien de tous les citoyens, et pas seulement dans l’intérêt de quelques privilégiés;
- construire des ponts avec des particuliers et des familles de différentes communautés culturelles;
- sensibiliser leurs enfants et leurs petits-enfants à la problématique.
Pour en savoir plus sur #ShutDownAcademia et #ShutDownSTEM.
Un grand nombre d’entre nous ont traversé le pays pour participer à la Marche! Affichages sur la marche/grève https://www.facebook.com/norma.domey
Ce ne sont pas tous les travailleurs qui pourront aller marcher et manifester, mais il existe bien d’autres moyens de manifester sa solidarité et son appui à cet appel à l’action si important, notamment en exprimant sa solidarité dans les médias sociaux, en participant aux activités à l’heure du dîner, en lançant une conversation sur les réductions de l’empreinte carbone au bureau ou en sensibilisant les candidats locaux à # BlackLivesMatter avant les élections fédérales.
L’Institut soutient cet important appel à l’action.
Comme toujours, il reste encore beaucoup de travail à faire. Le prochain gouvernement doit rétablir le financement de la recherche et du développement en science publique.
Faire la liaison entre le CA et les membres qui s’occupent de questions scientifiques est un honneur pour moi.
Comité de mise en œuvre de l’intégrité scientifique
Nous sommes heureux d’apprendre que le gouvernement du Canada a reconduit le mandat de Mona Nemer au poste de conseillère scientifique en chef du gouvernement (CSC). L’Institut a également invité le Parlement à enchâsser le poste et le mandat de la conseillère scientifique en chef dans la législation dès que possible. Cela permettrait de prendre des décisions fondées sur des données vérifiables à l’appui des politiques gouvernementales, de faire en sorte que les Canadiens comprennent l’importance du travail de leurs scientifiques publics et de prévenir les attaques idéologiques contre la science par de futurs gouvernements.
Mme Nemer est particulièrement fière de notre travail conjoint sur le Modèle de politique sur l’intégrité scientifique, qui encadre les processus décisionnels de nature scientifique au gouvernement fédéral et qui prescrit les lignes directrices devant régir un débat public non muselé sur les recherches que mènent nos membres.
Le Comité de mise en œuvre de l’intégrité scientifique continue de travailler avec l’ACNOR, les présidents des équipes de consultation et les responsables ministériels de l’IS au processus de mise en œuvre. Actuellement, 20 des 24 ministères et organismes impliqués ont une politique sur l’intégrité scientifique en place, deux ont de telles politiques en attente d’approbation et les deux autres ministères en sont au stade de l’élaboration. En outre, les lignes directrices suivantes ont été publiées ou sont en cours d’élaboration* :
-
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- Communication et diffusion de la science
- Atteintes à l’IS
- Formation des employés
- Attribution et reconnaissance des contributions à la science
- *Rapport et rendement
- *Reconnaissance des Autochtones
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Un cours sur l’intégrité scientifique est également en cours d’élaboration sur l’intégrité scientifique et le droit de parler publiquement, car les ART/délégués syndicaux auront besoin de savoir comment traiter les cas touchant l’IS et le droit de parler publiquement. Des discussions sont amorcées avec l’École de la fonction publique du Canada en vue d’une collaboration pour la formation sur l’IS.
En janvier 2020, en collaboration avec le Secrétariat du Conseil du Trésor et l’Institut, le BCSC a mené une évaluation initiale de conformité des dispositions non discrétionnaires de la politique. L’évaluation a démontré une conformité élevée dans la plupart des ministères, en partie parce qu’un grand nombre d’entre eux avaient déjà des politiques et des lignes directrices en place (comme des politiques sur la communication ouverte de la science et de la recherche) qui soutenaient directement les objectifs de la politique sur l’intégrité scientifique. Les différentes politiques ministérielles ressemblent au modèle, les variations étant liées à la nécessité d’adapter les éléments du modèle de politique aux circonstances particulières de chacun des ministères. L’adoption du modèle de politique offre une approche plus intégrée, permettant de mieux partager, coordonner et suivre les résultats. L’évaluation a également permis de repérer trois principales possibilités d’amélioration :
- La création de mécanismes pour demander conseil aux scientifiques et aux chercheurs d’une organisation sur sa capacité de relever les défis scientifiques actuels et à venir.
- L’offre de possibilités de formation, d’apprentissage et de perfectionnement professionnel à tous les membres du personnel afin qu’ils puissent apprendre ce en quoi consiste l’intégrité scientifique, et ses répercussions pour les employés qui mènent, gèrent, communiquent ou utilisent des travaux scientifiques.
- L’élaboration d’attentes claires pour les entrepreneurs et les collaborateurs de l’extérieur concernant la conformité aux politiques ministérielles sur l’intégrité scientifique.
Le sondage de conformité à la politique sur l’intégrité scientifique 2020 devrait être lancé à la fin octobre ou au début novembre 2020. Par la suite, la première ébauche du rapport du sondage de conformité 2020 interne et externe (publique) devrait être terminée pour la fin janvier ou le début février 2021.
L’Institut continue de défendre l’intégrité scientifique et de faire le suivi relativement aux obstacles à l’intégrité scientifique dans les ministères en déposant des griefs et en soutenant les équipes de consultation. Nous nous tenons également au courant du premier grief de principe touchant l’intégrité scientifique au MPO. La prochaine étape consistera à voir comment l’ombud du MPO et le responsable de l’IS réagissent. La plainte semble bien réfléchie avec beaucoup de détails et des allégations ciblées sur des éléments spécifiques de la politique sur l’intégrité scientifique au MPO.
Un groupe de travail est créé pour élaborer l’ébauche initiale de l’article 7.7 du modèle de politique sur l’intégrité scientifique – Stratégie d’évaluation du rendement. Ce groupe de travail sera composé d’une demi-douzaine de ministères et organismes, chargés de préparer l’ébauche. Nous encourageons une large représentation des grands et traditionnels ministère et organisme à vocation scientifique, ainsi que des ministères et organismes plus petits qui ne sont pas à vocation scientifique. De plus, une initiative du Sondage auprès des fonctionnaires fédéraux vise à y inclure des questions sur l’intégrité scientifique :
Possibilité de tirer profit de ce mécanisme pour obtenir des données sur le rendement.
L’Institut continue de surveiller les progrès et de donner des conseils aux ministères et organismes sur toutes les questions liées à la politique sur l’intégrité scientifique.
Comité consultatif des sciences
Toujours championne du travail du Comité et sa présidente, je suis heureuse de vous parler des activités du Comité.
Le Comité consultatif des sciences continue de conseiller le Conseil d’administration et de lui faire des recommandations sur les façons d’aborder les problèmes en milieu de travail qui ont trait aux sciences ou à la science publique. Il conseille aussi le CA sur la manière de présenter l’Institut comme défenseur de la science publique au Canada et sur le rétablissement du financement des ministères à vocation scientifique (budgets de services votés).
Pour réaliser cela, le CCS :
a) assure le suivi des questions du domaine des sciences et de la technologie reliées au travail des membres et de l’Institut dans ce domaine, y compris les questions relatives à l’éthique scientifique dans en milieu de travail;
b) coordonne et distribue l’information sur les sciences publiques au sein de l’Institut et aide à la coordination des communications extérieures de l’Institut avec les Canadiens, et ce, dans le but d’axer le débat public sur les questions scientifiques dans le langage des scientifiques et par les scientifiques;
c) offre une tribune permanente où l’on peut discuter de questions reliées à la science publique et aux intérêts de l’Institut.
Le Comité consultatif des sciences de l’Institut s’est réuni à six reprises en 2020 via Zoom. Activités du Comité durant cette période :
Le CCS a continué de faire des contributions, de formuler des recommandations et de tenir des discussions dans les secteurs suivants :
- Nouveau Plan stratégique et opérationnel triennal du CCS de 2020 à 2022 – Le CCS est fier d’annoncer le lancement de son prochain plan de travail triennal (2020-2022), qui a été approuvé par le Conseil d’administration plus tôt cette année.
- Planification pour le sondage auprès des membres scientifiques – Le CCS a donné des commentaires et des conseils en ce qui concerne la planification du prochain sondage auprès des membres scientifiques, qui devrait être mené au début de 2021.
- Intégrité scientifique – Les membres du CCS ont été informés de questions d’intégrité scientifique et ont donné des conseils sur ces questions, précisément au Bureau de la présidente en préparation pour la réunion de gouvernance sur l’intégrité scientifique. Les membres du CCS ont été invités à participer aux réunions régulières des responsables de l’intégrité scientifique dans les ministères et organismes fédéraux. Le CCS se tient également au courant du premier grief de principe touchant l’intégrité scientifique au MPO. La prochaine étape consistera à voir comment l’ombud du MPO et le responsable de l’IS réagissent. La plainte semble bien réfléchie avec beaucoup de détails et des allégations ciblées sur des éléments spécifiques de la politique sur l’intégrité scientifique au MPO.
- Les femmes en science – À la fin de 2019, le Laboratoire d’apprentissage de l’initiative Les femmes en science de l’Institut a donné lieu à 5 microprojets dirigés par les membres qui ont favorisé l’engagement des membres et la production d’outils pour faire avancer l’équité dans les sciences dans la fonction publique. Un réseau de femmes en science est maintenant actif et continue de s’agrandir, une « Trousse pour la promotion de l’équité dans les sciences du secteur public » sera bientôt lancée, un sondage sur la modernisation des politiques sur les congés liés à la famille est en cours d’analyse et un outil infographique pour les membres est en cours d’élaboration. Un projet de recherche sur les préjugés sexistes dans le financement de la recherche est également en cours.
- Alliances extérieures — Plusieurs membres du CCS ont pris part à la Conférence sur les politiques scientifiques canadiennes de 2019 et de 2020 pour établir des alliances et des réseaux avec d’autres partout dans l’écosystème de la science. De plus, l’Institut a poursuivi sa coopération avec des organisations comme Évidence pour la démocratie et d’autres syndicats représentant des scientifiques, comme l’Association des employés professionnels.
Principales activités en 2020 :
- Forum de discussion dirigée du Comité consultatif des sciences – Le CCS a mis au point un service permanent Google Drive pour surveiller les nouvelles recherches et découvertes scientifiques liées à la pandémie, ainsi que les questions touchant la santé mentale, le retour au travail, le code de congé 699, etc.
- Les membres du Comité ont participé avec nos professionnels scientifiques à l’échelle nationale, à la Marche/grève #ShutDownSTEM pour soutenir l’Initiative BlackLivesMatter.
- Le CCS a participé à la Conférence sur les politiques scientifiques canadiennes (CPSC) de cette année.
- Un grand nombre de membres et d’amis du Comité ont participé à cinq microprojets dirigés par les membres qui ont favorisé l’engagement des membres et produit des outils pour promouvoir l’équité dans la science du secteur public.
- Les membres du CCS ont été invités à participer aux réunions régulières des responsables de l’intégrité scientifique dans les ministères et organismes fédéraux.
- Le CCS s’assure que les messages appropriés sont intégrés et diffusés dans la communauté de l’Institut, notamment aux équipes de consultation et aux exécutifs des groupes.
- Le CCS continue d’intégrer et de coordonner ses activités avec celles des groupes à vocation scientifique de l’Institut.
Il y a encore beaucoup de travail à faire au Comité, dont une grande partie a été exposée dans son deuxième plan stratégique et opérationnel triennal.
Les secteurs d’intérêt et activités potentielles à long terme au CCS sont les suivants :
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- Consolidation et reproduction du format et de l’approche de l’atelier d’apprentissage pour les femmes en science
- Protection des programmes de recherche et de réglementation scientifiques si le gouvernement devait prendre des mesures d’austérité
- Défense et suivi relativement aux obstacles à l’intégrité scientifique dans les ministères grâce à des griefs et du soutien aux équipes de consultation
Au début de 2021, le CCS soutiendra la publication des résultats du Sondage sur la science pour faire suite aux rapports Coup de froid sur la science publique, La désintégration de la science publique au Canada, Le dégel de la science publique, et Les femmes en science dans le secteur public.
Les femmes en science
À titre de championne du travail de l’initiative Femmes en science et de présidente du CCS, je suis heureuse de faire un compte rendu de nos progrès dans ce domaine.
Les résultats d’un sondage mené en 2017 auprès de scientifiques et d’ingénieurs fédéraux membres de l’Institut révèlent que les femmes ne peuvent pas facilement apporter leur perspective et leur expertise à la science publique fédérale. Voici un aperçu du rapport qui en a résulté, « Les femmes en science dans le secteur public : « De l’analyse à l’action ». Vous pouvez trouver plus de détails sur le rapport à : https://pipsc.ca/sites/default/files/comms/womeninsciencefullfr.pdf
Sous-représentation dans les groupes scientifiques
En général, les femmes sont sous-