L’IPFPC exige de l’employeur qu’il mette fin à son plan visant à obliger nos membres à retourner au bureau trois jours par semaine. Ce plan ne repose sur aucune donnée ou justification claire et, à ce titre, ne tient pas compte de la situation individuelle des fonctionnaires fédéraux.
Nous continuerons à plaider en faveur d’une politique de retour au bureau sécuritaire et flexible pour l’ensemble des membres, et qui prend en compte la présence justifiée . Nous continuons d’explorer nos options sur la façon de contester cette augmentation punitive et mal conçue du plan de retour au bureau.
Depuis cette annonce, l’IPFPC a pris des mesures en déposant des griefs de principe pour chaque groupe de l’administration publique centrale au Secrétariat du Conseil du Trésor du (SCT), le groupe Vérification, finances et sciences (VFS) à l’Agence du revenu du Canada (ARC) et nos trois groupes à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) qui contestent la décision de l’employeur et son manque de consultation avant de prendre une décision aussi importante. Outre ces griefs de principe, l’IPFPC a déposé des plaintes pour pratique déloyale de travail contre le SCT et l’ARC.
Quelques jours après la publication par le Conseil du Trésor de sa nouvelle Orientation concernant la présence prescrite au lieu de travail, nous avons participé à une conférence de presse conjointe avec nos syndicats affiliés pour réitérer notre forte opposition au mandat du gouvernement fédéral relatif aux trois jours par semaine au bureau. Nous avons envoyé un sondage sur le RAB aux membres afin de recueillir des informations cruciales sur leurs expériences quotidiennes. Ce sondage a mis en évidence les défis importants auxquels nos membres sont confrontés en raison du nouveau mandat. En effet, moins de la moitié d’entre eux et elles estiment que leurs conditions de travail actuelles répondent à leurs besoins.
Nous avons lancé une campagne épistolaire aux député·es et à la présidente du Conseil du Trésor, Anita Anand, qui a donné lieu à l’envoi de plus de 9 000 lettres. Nous encourageons les membres à continuer de soutenir cette action. Nous avons plus que jamais besoin que vous vous fassiez entendre! https://pipsc.ca/fr/for-members/defense-des-interets/top-issues-campaigns/return-to-workplaces/
Nous avons contraint Anita Anand à rompre le silence sur ce mandat absurde lors d’un déjeuner public du maire à Ottawa, lorsqu’elle a « exhorté les gestionnaires à faire preuve de souplesse en matière de régimes de télétravail ». Cela n’aurait pas été possible sans la pression soutenue des travailleurs et travailleuses syndiqués. Nous avons soutenu nos membres du groupe VFS devant l’administration centrale de l’ARC. Nous avons fait preuve de solidarité lors d’un rassemblement organisé par un syndicat affilié aux Terrasses de la Chaudière.
Au cours des prochaines semaines, nous participerons activement aux prochains rassemblements et aux activités de la fête du Travail et nous nous joindrons à l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), à l’Association canadienne des employés professionnels (ACEP) et à l’Association canadienne des agents financiers (ACAF) pour lancer une campagne-éclair de pétitions. Nous sommes unis dans notre lutte pour l’abrogation de l’obligation de travailler trois jours par semaine au bureau. Ensemble, nous continuerons à construire un avenir professionnel qui nous convienne à tous et à toutes.