Rapport de la vice-présidente Katie Francis sur le Congrès du travail du Canada CTC – Séance 2

Publié | Dernière mise à jour 3 heures ago

Le Congrès du travail du Canada (CTC) est une organisation syndicale canadienne qui rassemble des syndicats nationaux et internationaux, des fédérations provinciales et territoriales du travail et des conseils du travail communautaires pour représenter plus de trois millions de travailleur·ses. Le Collège syndical du Canada (CSC) est un programme de formation d’un an réunissant des dirigeants syndicaux canadiens, offert par le CTC. Le programme complet comprend trois séances intensives, la deuxième séance en personne de cette cohorte ayant lieu du 22 au 27 février 2026 au Harrison Resort. L’hôtel est situé dans la région de la Harrison River Valley en Colombie-Britannique, sur les terres traditionnelles des Premières Nations Sts’ ailes, Seabird Island, Sq’ewá:lxw, Cheam, Xax’tsa, Leq’a:mel, Samahquam, Sq’ewlets et Skatin.

La semaine a été structurée en deux cours, qui étaient des continuations de cours en ligne qui avaient commencé dans les mois précédents. Notre premier cours de la semaine était intitulé « Leadership pour le renforcement de nos mouvements ». Dans ce cours, nous avons appris le pouvoir de l’utilisation des récits personnels, l’histoire de moi, de nous et de maintenant, pour attirer les gens dans un mouvement. Cette méthode fait appel aux émotions pour rappeler aux participant·es les valeurs communes, ce qui leur permet de se joindre à notre mission pour atteindre un objectif commun. L’objectif de cette séance était d’utiliser les histoires pour s’engager et se connecter avec les autres plutôt que de les utiliser pour divertir. Nous avons également parlé des éléments d’organisation, de pouvoir et de stratégie pour atteindre un objectif stratégique. Enfin, pour la dernière partie de ce cours, nous avons discuté du leadership et du travail d’équipe efficace. Il s’agissait notamment d’identifier les normes du groupe et de déterminer comment affecter efficacement les membres de l’équipe à un rôle en fonction de leurs points forts.

Dans le deuxième cours de la semaine (Éducation pour l’action/Organiser pour le changement), nous avons pris le temps de parler des reconnaissances territoriales et de la manière de les rendre plus significatives. Il s’agissait notamment de savoir comment les rendre plus personnelles et comment mieux se connecter à la terre que l’on occupe. Ce cours comportait un important élément d’auto-apprentissage avant la convocation, qui nous demandait d’examiner des articles sur la formation syndicale et la construction du mouvement. L’un des principaux enseignements de cet exercice est que la formation syndicale devrait suivre un modèle plus participatif afin que les étudiants se sentent plus autonomes. Ce cours a également abordé la cartographie du pouvoir afin d’identifier les parties prenantes, les alliés et les opposants dans les efforts de syndicalisation et la manière d’entreprendre des actions efficaces et de déterminer les actions inefficaces dans les quatre rôles de l’activisme social (citoyen, réformateur, rebelle et agent de changement). Enfin, nous avons traité de l’importance de bien comprendre les gens que vous représentez (y compris d’un point de vue démographique plus large) afin de répondre à leurs besoins.

Lors de notre dernière journée complète, nous nous sommes réunis pour célébrer la cohorte 14, qui avait terminé sa dernière séance et obtenait son diplôme de l’école syndicale. Au cours du souper de remise des diplômes, nous avons entendu les diplômés nous parler de leurs projets d’apprentissage indépendants (PAI), ce qui nous a servi d’inspiration pour affiner nos propres sujets de PAI dans d’autres cohortes. Ma cohorte terminera ses projets à temps pour la dernière séance du Collège syndical en juillet 2026.

Dans l’ensemble, la séance 2 du CSC a été une expérience motivante et mémorable. Elle a également donné l’occasion de nouer des relations durables avec des homologues d’autres syndicats dans tout le pays. Je me réjouis d’informer mes collègues de l’Institut des leçons apprises et j’attends la dernière séance avec une certaine tristesse, sachant que ce voyage enrichissant touche bientôt à sa fin.

Katie Francis