Magali Merkx-Jacques : Faire le lien entre la science, la stratégie et l’innovation au CNRC

Magali Merkx-Jacques est analyste en politiques et en planification au Conseil national de recherches du Canada (CNRC). Elle travaille pour le bureau de la vice-présidente, Technologies émergentes, qui joue un rôle central dans l’élaboration du programme scientifique et d’innovation du Canada.
Publié | Dernière mise à jour 23 heures ago

Magali Merkx-Jacques est analyste en politiques et en planification au Conseil national de recherches du Canada (CNRC). Elle travaille pour le bureau de la vice-présidente, Technologies émergentes, qui joue un rôle central dans l’élaboration du programme scientifique et d’innovation du Canada.

Dans un monde où les changements sont rapides et les menaces émergentes, elle veille à ce que les fondements scientifiques du Canada restent tournés vers l’avenir, résilients et inclusifs. Comme le dit Magali :

« Quand on pose des actes… il faut s’assurer qu’on fait des choses… pour le monde au sens large. »

Lorsqu’elle est entrée au CNRC, c’était pour un contrat d’un an. Auparavant, elle a géré un réseau national de recherche sur le changement climatique dans une université de Montréal. Cette expérience l’a poussée à s’interroger profondément sur la manière dont les priorités scientifiques nationales prennent forme.

« Tu l’apprends dans les livres, mais quand tu le vois et quand tu utilises la méthode scientifique, ça te donne vraiment une façon d’approcher les questions qui est différente. »

Dans ses fonctions actuelles, Magali contribue à combler le fossé entre l’expertise scientifique et la prise de décisions stratégiques.

« Mon rôle est souvent d’être un trait d’union entre les experts de mon organisation, avec les personnes qui sont en poste de décision. »

Une grande partie de son travail concerne des technologies que les gens utilisent tous les jours. Elle collabore avec les équipes du CNRC, par exemple, celles qui gèrent les normes scientifiques nationales du Canada, qui constituent l’épine dorsale de tous les domaines, des télécommunications à la médecine en passant par le GPS.  

Sans chronométrage précis, sans mesures exactes et sans normes partagées avec d’autres pays, le GPS cesserait d’être fiable, les télécommunications tomberaient en panne, les technologies médicales ne s’aligneraient pas et le commerce international ne serait pas fiable.

Magali trouve un sens profond au soutien de ce type de continuité :

« J’ai aidé ceux qui contribuent au système de mesure du Canada… et ce truc-là va rester passer ma carrière, peut-être même passer ma vie biologique. »

Pour elle, l’innovation ne se limite pas aux grandes découvertes; elle concerne aussi les systèmes quotidiens, souvent invisibles, qui rendent la vie plus sûre, plus juste et plus efficace.

« Des fois, ce qui me garde réveillée… c’est pas les grandes choses, c’est les petites choses… le quotidien, c’est vraiment ce qui construit le futur. »

Pour Magali, l’IPFPC est un partenaire essentiel pour créer des lieux de travail équitables et inclusifs pour les scientifiques fédéraux, afin qu’ils puissent effectuer le travail innovant qui construira le Canada de demain.

« L’inclusion… c’est vraiment les petits actes au quotidien, dans la façon qu’on élabore des projets, dans la façon qu’on livre sur nos projets »

Magali est également impliquée dans le mentorat et l’inclusion. Dans le cadre du programme Les femmes en sciences de l’Institut, elle aide les scientifiques en début de carrière à s’orienter dans la fonction publique et soutient les femmes et les groupes sous-représentés dans les domaines des sciences, de la technologie et de l’ingénierie (STEM).

« Un syndicat fort pour moi, c’est une organisation qui travaille pour ses membres, mais pour assurer un meilleur avenir pour la communauté canadienne. »

Magali s’est engagée à construire une communauté solide et sans obstacle pour la science publique, une mission qu’elle est heureuse de partager avec l’Institut.  

« J’ai aidé à contribuer… à un objectif pour améliorer notre communauté locale, notre communauté au Canada et notre communauté globale. »