Qui remplace les vétérinaires publics du Nouveau-Brunswick? Une nouvelle campagne publicitaire exige des réponses 

Une nouvelle campagne publicitaire diffusée à la radio et en ligne demande aux Néo-Brunswickois·es d’aider à sauver les vétérinaires publics de la province avant que des services essentiels ne soient supprimés et privatisés.
Publié | Dernière mise à jour il y a 2 heures

Fredericton (Nouveau-Brunswick) le 14 mai 2026 — Une nouvelle campagne publicitaire diffusée à la radio et en ligne demande aux Néo-Brunswickois·es d’aider à sauver les vétérinaires publics de la province avant que des services essentiels ne soient supprimés et privatisés.

Lancée par l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), la campagne pose la question à laquelle le gouvernement Holt n’a toujours pas répondu : lorsque les vétérinaires publics perdent leur emploi, qui remplace ces expert·es? 

« Le gouvernement traite cette question comme un poste budgétaire, mais ces services font partie de l’infrastructure qui permet aux exploitations agricoles de fonctionner, aux animaux d’être en bonne santé et aux aliments d’être salubres », déclare Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. « On ne remarque pas un système de protection des animaux lorsqu’il fonctionne. On ne le remarque que lorsqu’il n’existe plus. »

Les publicités soulignent le choix du gouvernement de réduire les services vétérinaires publics, qui coûtent environ 4 millions de dollars par an, alors qu’il dépense 1,5 milliard de dollars en contrats externes. L’IPFPC estime que ces réductions entraîneront une augmentation des coûts, créeront des lacunes dans les soins aux animaux et perturberont la chaîne alimentaire. 

« Ce n’est pas de la responsabilité financière. C’est un choix », poursuit M. O’Reilly. « La province met en péril un service qui protège les agriculteur·rices, les animaux d’élevage, les consommateur·rices, le commerce et les communautés rurales, tout en ne proposant aucun plan de continuité publié qui réponde aux questions fondamentales. »

L’IPFPC demande à la première ministre Susan Holt, au ministre de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches Pat Finnigan et aux autres ministres responsables de rencontrer les vétérinaires publics du Nouveau-Brunswick avant que les services ne soient démantelés.

« Si le gouvernement estime qu’il existe un plan de remplacement sûr et viable, il devrait être prêt à s’asseoir avec les vétérinaires, à partager les détails et à répondre aux questions fondamentales », termine Sean O’Reilly. « Par exemple, que se passe-t-il à 2 heures du matin au plein mois de janvier lorsqu’un agriculteur d’une communauté isolée a un animal malade et qu’il n’y a pas de service public de vétérinaire à appeler? »

Le secteur agricole du Nouveau-Brunswick génère environ 1,2 milliard de dollars en recettes agricoles, soutient 13 000 emplois et exporte vers 74 pays. La campagne invite les Néo-Brunswickois·es à demander à leurs député·es de sauver les vétérinaires publics, de protéger la salubrité alimentaire, et de soutenir les agriculteur·rices et les communautés rurales qui dépendent de soins vétérinaires dispensés en temps opportun et de manière coordonnée.

L’IPFPC représente plus de 80 000 professionnel·les de la fonction publique partout au pays, dont la plupart sont employés par le gouvernement fédéral. Suivez-nous sur Facebook, Bluesky et Instagram.

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Pour de plus amples renseignements : Relations avec les médias de l’IPFPC, 613-883-4900 (cellulaire), media@pipsc.ca

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