Ottawa, le 11 mai 2026 — L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) a appris que la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR) cherche activement à louer davantage de locaux pour mettre en œuvre le mandat de retour au bureau (RAB) de quatre jours du gouvernement fédéral, car elle ne dispose pas de suffisamment d’espace pour les employé·es dans la plupart de ses lieux de travail.
Le gouvernement est littéralement à la recherche d’espaces de bureaux supplémentaires pour appliquer sa politique, car ses propres édifices ne suffisent pas.
Alors que le gouvernement affirme vouloir réduire les coûts, accroître l’efficacité et moderniser la fonction publique, les ministères sont au contraire poussés à dépenser davantage d’argent des contribuables pour acquérir des espaces de bureau afin de se conformer à un mandat arbitraire qui se heurte à la réalité opérationnelle.
Le RAB devient un exercice immobilier plutôt qu’une stratégie de main-d’œuvre.
Les employé·es sont contraints de retourner dans des bureaux surpeuplés malgré des préoccupations bien documentées concernant la vermine, l’amiante, les postes de travail inadéquats, les travaux de construction en cours, la propreté, la sécurité sur le lieu de travail et les fonctionnalités de base. Les employé·es font la navette entre leur domicile et leur lieu de travail juste pour effectuer du travail virtuel à partir d’un autre bureau (et ce quand un bureau est disponible).
Certains ministères ont déjà retardé ou renoncé à mettre en œuvre les mandats de trois et quatre jours parce que la logistique ne fonctionne tout simplement pas. D’autres, dont la CISR, travaillent à l’acquisition d’espaces supplémentaires.
Comme les employé·es fédéraux peuvent effectuer beaucoup de leurs tâches en télétravail, il est difficile de justifier les millions dépensés pour les obliger à s’installer dans des bureaux surpeuplés. La fonction publique n’a pas besoin de plus de locations de locaux, mais bien d’une planification plus intelligente de ses effectifs.
La présence justifiée est le seul moyen d’aller de l’avant. Le personnel devrait être en présentiel au bureau lorsqu’il y a une raison opérationnelle claire, non pas pour satisfaire un mandat général qui coûte plus cher, donne moins de résultats et crée des problèmes que le gouvernement s’efforce maintenant de résoudre.
Ce n’est pas une modernisation. C’est un chaos coûteux.
Il est temps que le gouvernement suspende le mandat de retour au bureau et consulte les syndicats.
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Source: Johanne Fillion, 613-883-4900 (cellulaire), jfillion@pipsc.ca.