Le PERA est un programme imposé par l’employeur, créé à huis clos sans aucune consultation des agents négociateurs et entièrement financé par le surplus du Régime de retraite de la fonction publique, dont la moitié provient des cotisations des employé·es (c’est-à-dire vous).
Le gouvernement estime que le PERA coûtera au fonds plus de 1,5 G$. L’IPFPC et d’autres syndicats se sont opposés à la décision unilatérale de l’employeur d’utiliser le fonds de pension pour financer ses mises à pied.
En outre, nous avons tiré la sonnette d’alarme concernant la violation par le PERA des dispositions de réaménagement des effectifs (RE) qui ont fait l’objet de négociations collectives. Il s’agit notamment de la manière dont le PERA sape le programme d’encouragement au départ volontaire et les possibilités d’échange de postes, et subvertit les mesures de soutien à la transition. En collaboration avec d’autres syndicats, nous continuons à faire pression sur le gouvernement pour qu’il revienne sur sa décision et nous avons engagé une action en justice, notamment en déposant un grief de principe contre l’employeur pour la mise en œuvre trop rigide du PERA.
Bien que nous reconnaissions pleinement l’importance de programmes comme le PERA pour atténuer l’incidence de la réduction des effectifs du gouvernement, nous pensons également que c’est à l’employeur, et non aux membres, d’assumer les coûts de ses mesures d’austérité et de négocier des dispositions équitables dans le PERA dans le cadre de forums significatifs et coopératifs.