{"id":87001,"date":"2026-09-22T20:37:18","date_gmt":"2026-09-22T20:37:18","guid":{"rendered":"https:\/\/pipsc.ca\/?p=87001"},"modified":"2026-09-22T20:38:40","modified_gmt":"2026-09-22T20:38:40","slug":"les-lois-du-travail-a-lamericaine-nont-pas-leur-place-au-canada","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/pipsc.ca\/fr\/les-lois-du-travail-a-lamericaine-nont-pas-leur-place-au-canada\/","title":{"rendered":"Les lois du travail \u00e0 l\u2019am\u00e9ricaine n\u2019ont pas leur place au Canada"},"content":{"rendered":"<div class=\"post-intro-box\">\n  <div class=\"intro-content\">\n    Ench\u00e2ss\u00e9e dans l\u2019\u00e9norme Loi visant \u00e0 b\u00e2tir un Canada fort se trouve une disposition qui conf\u00e9rerait au\/\u00e0 la ministre du Travail un pouvoir que m\u00eame le pr\u00e9sident des \u00c9tats-Unis n\u2019a pas : celui de mettre fin \u00e0 une gr\u00e8ve avec une simple signature. La modification de l\u2019article 107 du Code canadien du travail permettrait \u00e0 un\u00b7e ministre de mettre fin \u00e0 une gr\u00e8ve ou \u00e0 un lock-out l\u00e9gitime, de prolonger une convention collective ou d\u2019imposer un arbitrage ex\u00e9cutoire, le tout sans vote au Parlement. L\u2019Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) se joint au Congr\u00e8s du travail du Canada (CTC) et aux syndicats d\u2019un oc\u00e9an \u00e0 l\u2019autre pour exiger que le gouvernement retire cette disposition du projet de loi.\n  <\/div>\n  <div class=\"published-part text-sm text-gray-500 flex flex-wrap gap-2 items-center\">\n    <span>Publi\u00e9<\/span>\n    <time class=\"dt-published\" datetime=\"2026-09-22T20:37:18+00:00\">\n      septembre 22, 2026\n    <\/time>\n    <span> | <\/span>\n    <span>Derni\u00e8re mise \u00e0 jour<\/span>\n    <span class=\"text-gray-700 font-medium\">\n      il y a 2 heures\n    <\/span>\n  <\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"container\">\n<p><strong>OTTAWA (Ontario), le 22 septembre <\/strong><strong>&nbsp;<\/strong>\u2013 Ench\u00e2ss\u00e9e dans l\u2019\u00e9norme <em>Loi visant \u00e0 b\u00e2tir un Canada<\/em> <em>fort <\/em>se trouve une disposition qui conf\u00e9rerait au\/\u00e0 la ministre du Travail un pouvoir que m\u00eame le pr\u00e9sident des \u00c9tats-Unis n\u2019a pas&nbsp;: celui de mettre fin \u00e0 une gr\u00e8ve avec une simple signature. La modification de l\u2019article&nbsp;107 du <em>Code canadien du travail<\/em> permettrait \u00e0 un\u00b7e ministre de mettre fin \u00e0 une gr\u00e8ve ou \u00e0 un lock-out l\u00e9gitime, de prolonger une convention collective ou d\u2019imposer un arbitrage ex\u00e9cutoire, le tout sans vote au Parlement. L\u2019Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) se joint au Congr\u00e8s du travail du Canada (CTC) et aux syndicats d\u2019un oc\u00e9an \u00e0 l\u2019autre pour exiger que le gouvernement retire cette disposition du projet de loi.<\/p>\n<\/div>\n\n<div class=\"container\">\n<p>\u00ab&nbsp;\u00c7a d\u00e9passe tout ce qui existe dans le droit du travail am\u00e9ricain, et \u00e7a fait pencher la balance en faveur des employeurs&nbsp;\u00bb, estime Sean O\u2019Reilly, pr\u00e9sident de l\u2019IPFPC. \u00ab&nbsp;Lorsqu\u2019un employeur sait que le\/la ministre peut intervenir pour mettre fin \u00e0 une gr\u00e8ve, il n\u2019a aucune raison de n\u00e9gocier s\u00e9rieusement. Ce n\u2019est pas de la n\u00e9gociation collective libre, et ce n\u2019est pas notre fa\u00e7on de faire au Canada.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<\/div>\n\n<div class=\"container\">\n<p>\u00c0 l\u2019heure actuelle, pour mettre fin \u00e0 une gr\u00e8ve, il faut adopter une loi de retour au travail, ce qui signifie que les d\u00e9put\u00e9\u00b7es doivent se pr\u00e9senter \u00e0 la Chambre des communes et voter en faveur de cette loi, de mani\u00e8re officielle. La nouvelle disposition \u00e9liminerait le besoin de voter.<\/p>\n<\/div>\n\n<div class=\"container\">\n<p>Les modifications apport\u00e9es au Code canadien du travail devraient plut\u00f4t supprimer ce pouvoir, et non cr\u00e9er une nouvelle fa\u00e7on de l&#8217;exercer. Il faudrait toujours une loi de retour au travail pour mettre fin \u00e0 une gr\u00e8ve, ce qui obligerait les d\u00e9put\u00e9s \u00e0 se pr\u00e9senter \u00e0 la Chambre et \u00e0 voter officiellement en sa faveur. La nouvelle disposition \u00e9liminerait le besoin de voter.<\/p>\n<\/div>\n\n<div class=\"container\">\n<p>\u00ab&nbsp;Le syst\u00e8me est con\u00e7u pour que le gouvernement n\u2019ait jamais \u00e0 assumer la responsabilit\u00e9 de la d\u00e9cision&nbsp;\u00bb, poursuit Sean O\u2019Reilly. \u00ab&nbsp;Au lieu de se pr\u00e9senter \u00e0 la Chambre des communes et de voter pour que les gens retournent au travail, le\/la ministre n\u2019a qu\u2019\u00e0 signer une lettre. Ce n\u2019est pas de la responsabilit\u00e9, mais bien du contournement.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<\/div>\n\n<div class=\"container\">\n<p>Le droit de gr\u00e8ve est un \u00e9l\u00e9ment fondamental de la n\u00e9gociation collective. C\u2019est ce qui garantit que tant les travailleur\u00b7ses que les employeurs ont une r\u00e9elle motivation \u00e0 n\u00e9gocier et \u00e0 parvenir \u00e0 une entente \u00e9quitable. Lorsque les gouvernements peuvent priver les travailleur\u00b7ses de ce droit simplement parce qu\u2019une gr\u00e8ve les incommodent, l\u2019\u00e9quilibre \u00e0 la table de n\u00e9gociation dispara\u00eet.<\/p>\n<\/div>\n\n<div class=\"container\">\n<p>\u00ab&nbsp;La n\u00e9gociation collective ne fonctionne que lorsque les deux parties se sentent pouss\u00e9es \u00e0 conclure une entente&nbsp;\u00bb, explique M.&nbsp;O\u2019Reilly. \u00ab&nbsp;Ces dispositions font en sorte que les employeurs attendent que le gouvernement intervienne au lieu de pr\u00e9senter une offre \u00e9quitable \u00e0 la table de n\u00e9gociation. Les travailleur\u00b7ses seraient contraints de n\u00e9gocier avec une main attach\u00e9e dans le dos.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<\/div>\n\n<div class=\"container\">\n<p>En 2015, la Cour supr\u00eame du Canada a statu\u00e9 que le droit de gr\u00e8ve \u00e9tait prot\u00e9g\u00e9 par la garantie de libert\u00e9 d\u2019association pr\u00e9vue dans la Charte canadienne des droits et libert\u00e9s, le qualifiant d\u2019\u00e9l\u00e9ment essentiel \u00e0 une n\u00e9gociation collective significative. Les gr\u00e8ves visent \u00e0 exercer une pression \u00e9conomique. Et c\u2019est cette pression qui am\u00e8ne les deux parties \u00e0 la table de n\u00e9gociation. La modification propos\u00e9e permettrait au\/\u00e0 la ministre de mettre fin \u00e0 une gr\u00e8ve au moment m\u00eame o\u00f9 celle-ci commence \u00e0 porter ses fruits.<\/p>\n<\/div>\n\n<div class=\"container\">\n<p>\u00ab&nbsp;Les travailleur\u00b7ses de partout au Canada envoient un message clair au gouvernement&nbsp;: retirez ces dispositions du projet de loi&nbsp;\u00bb, ajoute le pr\u00e9sident de l\u2019IPFPC. \u00ab&nbsp;Le Canada devrait renforcer les droits des travailleur\u00b7ses, plut\u00f4t que de s\u2019inspirer des pratiques antisyndicales que l\u2019on observe au sud de la fronti\u00e8re. Nous sommes unis, et nous d\u00e9fendrons le droit \u00e0 des n\u00e9gociations collectives libres et \u00e9quitables.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<\/div>\n\n<div class=\"container\">\n<p>L\u2019IPFPC repr\u00e9sente plus de 80\u00a0000\u00a0professionnel\u00b7les de la fonction publique partout au pays, dont la plupart sont employ\u00e9s par le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral. 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